La Tunisie n’est que 53ème sur 84 pays dans l’Indice international de l’environnement du commerce illicite (Global illicit trade Index), qui mesure la vulnérabilité des Etats face à ce type de commerce, avec un score de 56 points (sur 100).

Le score moyen des pays de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) est de 50 points, alors que la moyenne mondiale est de 60 points, ont annoncé des responsables de la Chambre tuniso-américaine de commerce (AmCham Tunisia), qui tenaient, jeudi 25 octobre à Tunis, une conférence de presse en coopération avec ” he Economist intelligence Unit” (EIU), l’Alliance transnationale pour la lutte contre le commerce illicite (TRACIT) et Philip Morris International.

L’économie informelle en Tunisie représente 35,5% du PIB. 1,1 million de personnes travailleraient dans le secteur informel, ce qui correspond à 32% de la population active, contre 28% en 2010. Des chiffres certes élevés mais cependant très loin de ceux avancés ici et là par certaines structures, comme l’UTICA, la CONECT, l’UTAP et autres chambres de commerce.

Il ressort aussi de ce classement que 30% des produits consommés en Tunisie proviennent de l’économie informelle. A titre d’exemple, les combustibles non déclarés importés de Libye représentent 17% de la consommation totale du pays.

L’Alliance transnationale pour la lutte contre le commerce illicite (TRACIT) a chargé l’Economist intelligence unit (EIU) de produire l’Indice mondial de l’environnement du commerce illicite.

L’indice se base sur 4 indicateurs principaux de base: la politique gouvernementale, la transparence et le commerce, l’offre et la demande et l’environnement douanier. Sur ce dernier critère, le classement fait ressortir un meilleur résultat avec un score de 78 points. Ainsi, la Tunisie se place à la 38ème place pour l’environnement douanier, avec 9 points de plus que la moyenne internationale.

A l’échelle internationale, c’est la Finlande qui vient en tête de liste avec 86,5 points, alors que la Libye vient en dernière place avec un score de seulement 8,6 points.

Le Global illicit trade Index représente l’indice classant la capacité structurelle d’un pays à se protéger contre le commerce illicite. Sa finalité est de fournir une plateforme d’échange d’idées et de recommandations, quant aux mesures susceptibles de renforcer le cadre législatif de lutte contre le commerce illicite. Il a aussi, pour objectif de présenter les bonnes expériences menées en vue de faire face à ce phénomène.