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| à Berlin le 22 mai 2012 (Photo : Odd Andersen) |
[22/05/2012 14:56:46] BERLIN (AFP) La Grèce restera dans l’euro si la gauche radicale Syriza gagne les prochaines élections législatives de juin, a affirmé mardi à Berlin le leader de ce parti, Alexis Tsipras, à la veille d’un sommet européen à Bruxelles consacré à la crise.
“Notre élection ne signifie pas que nous allons sortir de l’euro. Au contraire nous allons garder l’euro”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec des responsables de la gauche radicale allemande. “Je ne crois pas que le rejet du programme d’austérité signifierait une sortie du pays de la zone euro”, a-t-il ajouté.
Le pays est régulièrement menacé, notamment par l’Allemagne, d’une sortie de la zone euro s’il ne respecte pas les engagements en matière d’austérité négociés par les précédents gouvernements grecs avec la troïka (Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne).
Le chef de Syriza est crédité de 21 à 28% d’intentions de vote au scrutin du 17 juin, et est considéré à ce titre comme un possible futur chef de gouvernement.
Selon M. Tsipras, c’est l’austérité qui conduirait au contraire au retour de la monnaie nationale grecque en agravant la crise. M. Tsipras a appelé la France et l’Allemagne à abandonner “la politique d’austérité par solidarité avec le peuple grec”.
“Nous allons essayer de trouver des solutions communes au niveau européen. Nous sommes persuadés que nous allons y arriver”, a-t-il dit. Il a estimé que l’Europe avait “la responsabilité d’éviter une nouvelle tragédie”, faisant référence à la seconde guerre mondiale.
Interrogé sur ses attentes du sommet européen de mercredi, il a déclaré: “nous sommes d’avis que les gens peuvent se rendre compte de leurs erreurs et changer les choses”.
“Nous espérons beaucoup des changements dans l’axe franco-allemand” après l’élection du socialiste François Hollande, a-t-il ajouté.
Questionné pour savoir s’il avait tenté de rencontrer la chancelière Angela Merkel à Berlin, M. Tsipras a dit qu’il “avait cherché le contact avec tout le spectre politique allemand”, mais que le parti conservateur de Mme Merkel, la CDU, n’avait pas voulu le rencontrer.
Il a par ailleurs appelé les Allemands, ainsi que tous les Européens, à “venir passer leurs vacances en Grèce pour manifester leur solidarité”.
Lundi à Paris, le dirigeant de la gauche radicale grecque avait mis en garde les dirigeants européens, à commencer par Mme Merkel, contre toute ingérence pour négocier un nouveau plan d’austérité.



