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| éenne en Grèce,Horst Reichenbach, le 14 décembre 2011 à Athènes (Photo : Louisa Gouliamaki) |
[12/03/2012 22:08:41] ATHENES (AFP) Les effets de la recapitalisation programmée des banques grecques ne se feront pas sentir avant l’automne sur l’économie réelle du pays, en profonde récession, a estimé lundi le chef de la Task Force européenne en Grèce, l’Allemand Horst Reichenbach.
“Cela va prendre du temps, des mois, et ce n’est pas avant cet automne” que les banques pourront reprendre leur rôle de financement des entreprises, a déclaré M. Reichenbach devant des journalistes français, espagnols, portugais et maltais, invités par la Commission européenne à Athènes.
“L’économie réelle est en déclin depuis cinq années consécutives, et chaque année un déclin un peu plus rapide que l’année précédente, c’est quelque chose de jamais vu dans l’histoire récente” a dit M. Reichenbach, selon lequel la population grecque est prête à faire des sacrifices à condition de voir la lumière au bout du tunnel.
Le PIB grec a chuté de 7,5% au 4e trimestre 2011.
“Cet automne, les gens commenceront aussi à sentir les effets des chantiers permis par l’absorption des fonds structurels” a-t-il dit.
Pour l’instant, les Grecs n’ont “pas encore” senti les effets du travail de cette commission composée d’une trentaine de hauts fonctionnaires européens basés à Bruxelles et d’une quinzaine basés à Athènes chargés d’aider le gouvernement grec à mettre en oeuvre les réformes structurelles demandées par la troika des créanciers du pays (Union européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne), a-t-il dit.
M. Reichenbach, qui a estimé que le plan d’effacement de dette PSI en cours de bouclage, a été un “succès”, après des “mois d’incertitudes”, doit présenter en fin de semaine à Athènes un nouveau rapport d’étape.
Sur l’enveloppe de 20 milliards d’euros de fonds structurels pour la Grèce (2007-2012), la Grèce a déjà dépensé 8 milliards, et “des projets portant sur quelque 10 milliards sont dans les tuyaux” a-t-il dit en rappelant les 180 projets identifiés par la Commission, dont un portant sur la formation des jeunes chômeurs crucial dans un pays où le chômage touche 50% des moins de 25 ans non scolarisés.
“L’un des principaux problèmes à résoudre est la poursuite des chantiers de construction d’autoroutes. Quatre sur cinq sont en difficulté, en raison des coûts de financement et de la réduction des prévisions de trafic” a-t-il ajouté.
Autour de la Task force, les pays membres de l’Union proposent leur expertise pour aider la Grèce à mener ses réformes. Ainsi l’Allemagne participe à la réforme de l’administration locale, la France est chef de file pour la mise en place de la réforme de l’administration (dont celle fiscale), les Pays-Bas ont proposé leur expertise pour la poursuite de la réforme du cadastre, la Suède conseillant en matière de mise en place de prescriptions informatiques, a-t-on par ailleurs indiqué de source diplomatique européenne.



