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| ère allemande Angela Merkel devant les députés du Bundestag à Berlin le 27 février 2012 (Photo : John Macdougall) |
[27/02/2012 15:13:51] BERLIN (AFP) La chancelière allemande Angela Merkel a appelé lundi les députés du Bundestag à approuver une deuxième aide à la Grèce, jugeant toute autre voie “irresponsable” tant les risques liés à une faillite de la Grèce sont “incalculables”.
“Les risques de se détourner de la Grèce sont incalculables”, a dit la chancelière devant les élus de la chambre basse du parlement. Le Bundestag devait donner un peu plus tard son feu vert à un deuxième paquet d’aides à Athènes décidé par les ministres des Finances de la zone euro la semaine dernière.
“Personne ne peut anticiper les conséquences sur l’économie allemande, sur l’Italie, sur l’Espagne, sur la zone euro toute entière et pour le monde entier” qu’aurait une faillite de la Grèce, a poursuivi la chancelière.
“Je ne peux pas me lancer à l’aventure, mon serment me l’interdit”, a-t-elle dit.
La chancelière conservatrice a reconnu que “la voie qui s’ouvre devant la Grèce (était) longue et certainement pas dénuée de risques”. “Cela vaut aussi pour le succès du nouveau programme, personne ne peut donner de garantie de succès à 100%”, a-t-elle ajouté.
Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble avait prévenu les députés dans un courrier la semaine dernière que ce n’était sans doute pas la dernière fois qu’ils devaient se pencher sur le cas grec.
“Le Bundestag devra voter un troisième paquet pour la Grèce”, a prédit pour sa part Peer Steinbrück, figure de l’opposition sociale-démocrate, lors du débat parlementaire lundi.
Les sociaux-démocrates (SPD) et les Verts vont apporter leurs voix à la motion présentée par le gouvernement, assurant une large majorité pour l’aide à la Grèce.
Alors que la grogne monte dans son camp (conservateurs CDU/CSU et libéraux du FDP), la chancelière a répété que son gouvernement ne voyait “pas la nécessité d’un débat sur l’augmentation du volume des mécanismes de sauvetage à l’oeuvre (FESF) et à venir (MES). Mais elle a prévenu qu’il fallait attendre les résultats de l’opération d’effacement d’une partie de sa dette lancée par Athènes pour émettre un avis final sur la question.



