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Le Bourse de Madrid, le 15 novembre 2011 (Photo : Cristina Quicler)

[17/02/2012 10:09:00] MADRID (AFP) Le taux de créances douteuses des banques espagnoles, indice de leur vulnérabilité, a de nouveau progressé en décembre, atteignant un nouveau record depuis 1994, selon les chiffres publiés vendredi par la Banque d’Espagne.

Les créances douteuses, principalement des crédits immobiliers susceptibles de ne pas être remboursés, s’élevaient à 135,7 milliards d’euros en décembre, soit 7,61% du total des créances, contre 7,51% en novembre et 7,42% en octobre.

Le secteur bancaire espagnol est l’une des sources d’inquiétudes des marchés, car il est fragilisé depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008: son taux de créances douteuses, qui n’était que de 3,37% fin 2008, s’est fortement détérioré depuis le début de la crise.

Pour tenter d’assainir le secteur une fois pour toutes des excès hérités de la bulle, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy a approuvé une nouvelle réforme du secteur financier, votée jeudi par les députés.

Celle-ci exige des banques un nouvel effort de provisions de 52 milliards d’euros.

Pour répondre à cette réforme, les principales banques espagnoles ont déjà annoncé leur intention de mettre de côté pour plus de 10 milliards d’euros en 2012.

L’objectif est “de provoquer des fusions pour créer des entités plus viables” et que “l’assainissement soit rapide et profond”, avait expliqué le ministre de l’Economie Luis de Guindos en présentant la réforme, pour parvenir à un secteur “plus sain et mieux dimensionné”.

Car, en plus de ces crédits susceptibles de ne pas être remboursés, les banques du pays ont aussi sur les bras un stock d’immeubles et de terrains saisis.

Ces actifs considérés comme “problématiques” –car à la valeur incertaine– représentaient au total 176 milliards d’euros en juin 2011, un chiffre qui a sûrement grimpé depuis.