Tunisie – Accréditations pour les élections de la Constituante : Le parcours du combattant!

election-23-octobre-2011.jpg“Pourquoi n’avons-nous pas abandonné cette habitude bizarre de tout laisser au
dernier moment?“, se lamente une journaliste tunisienne alors qu’elle attend
dans la longue file de journalistes tunisiens et étrangers qui patientent (ou
plutôt qui s’impatientent) dans le hall de l’administration de
l’ISIE à la rue
Ibn Al Jazzar à Tunis pour obtenir leur badge d’accréditation.

Tout ce joli monde a déposé sa demande il y a plus de deux semaines après avoir
fait des photocopies des cartes de presse et de la carte d’identité nationale,
après s’être fait tirer le portrait pour les deux photos du dossier, après avoir
rempli toutes sortes de formulaires…

Quand on commence à distribuer les précieux rectangles plastiques le 21 octobre,
à un jour seulement des élections, il faut s’attendre à ce que la foule
grossisse et mette les agents de l’ISIE au bout des nerfs et pas seulement ceux
du rez-de-chaussée dont l’essentiel du travail est d’aiguillonner et de donner
les mini-badges d’accès au bâtiment. Car il y a d’autres files d’attente en
perspective: l’un pour vérifier les listes et l’autre pour chercher dans les
piles de badges pour trouver celui qu’il faut. Entre temps, l’heure tourne et
l’impatience grandit!

Mais ce n’est pas encore fini parce qu’il y a une autre course à faire avant que
tout soit en règle: sortir du bâtiment de l’ISIE et aller au Palais des Congrès
(un quart d’heure au moins à pied.. et ne pensez surtout pas à un taxi; c’est
l’hyper centre-ville et vous risquez de mettre plus de temps qu’à pied). C’est
dans cet immense bâtiment en face de l’hôtel Abou Nawas (en travaux de
rénovation actuellement) que se trouve le Centre presse des élections et que
l’on peut avoir le pack presse; c’est-à-dire toutes sortes de papiers de
référence, des booklets, des goodies dont un étonnant débardeur en nylon blanc
sur lequel est écrit ”Presse”… Cerise sur le gâteau, il faut passer par un
poste de police, des machines à rayons X, encore d’autres policiers pour y
entrer.

Tout cela, en plus du temps qui a été mis sous pression par la fâcheuse habitude
des Tunisiens à tout faire à la dernière seconde, nous amène à nous demander
pourquoi les deux centres n’ont-ils pas été réunis, par exemple dans le Palais
des Congrès, pour rendre la vie plus facile aux accrédités! Ah, une dernière
chose… quand l’ISIE tient une conférence de presse, il faut aller à encore un
autre bâtiment: l’ancien local du Conseil économique et social à l’avenue
Mohamed V!