photo_1315209837194-1-1.jpg
à Londres le 5 août 2011 (Photo : Ben Stansall)

[05/09/2011 14:03:43] PARIS (AFP) Les Bourses européennes creusaient leurs pertes lundi après-midi, plombées à la fois par des craintes de récession aux Etats-Unis et la crise de la dette en Europe, et entraînées à la baisse par la chute des valeurs bancaires.

Peu avant 14H00 GMT (16H00 de Paris), Paris cédait plus de 5% sous les 3.000 points, Francfort près de 5% et Londres plus de 3%.

Les marchés américains étaient fermés lundi pour cause de jour férié aux Etats-Unis, ce qui était de nature à alimenter la nervosité des opérateurs.

En fin de semaine dernière, ce sont les mauvais chiffres de l’emploi aux Etats-Unis qui ont fait plonger les marchés. Ces statistiques ont révélé que l’économie des Etats-Unis avait cessé de créer des emplois en août, alimentant les craintes de voir la première économie mondiale tomber en récession.

Les investisseurs s’inquiètent également de nouvelles craintes concernant la mise en oeuvre du deuxième plan de sauvetage international de la Grèce, destiné à éviter la faillite du pays, hypothèse catastrophique pour toute la zone euro.

Le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, a reconnu vendredi que le pays ne respecterait pas son objectif de déficit public pour 2011 du fait de l’aggravation de la récession.

A ces inquiétudes renouvelées sur la crise de la dette en Europe, mauvaise nouvelle pour les banques, s’est ajoutée la plainte déposée aux Etats-Unis contre 17 banques et institutions financières dans le monde pour des fraudes avant la crise des crédits immobiliers à risque (“subprime”).

L’Agence fédérale de financement du logement (FHFA) a indiqué dans un communiqué en fin de semaine dernière jeudi soir qu’elle voulait “recouvrer les pertes” infligées aux deux géants parapublics du financement des prêts immobiliers, Fannie Mae et Freddie Mac, par ces établissements, dont les banques française Société Générale, helvétique Credit Suisse et allemande Deutsche Bank.