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à Paris (Photo : Eric Piermont)

[25/08/2011 16:30:29] PARIS (AFP) L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé jeudi qu’elle prolongeait “jusqu’à nouvel ordre” l’interdiction des ventes à découvert de dix valeurs du secteur financier, décidée le 11 août pour enrayer la dégringolade boursière.

L’AMF “a décidé de prolonger jusqu’à nouvel ordre, et pour une durée ne pouvant excéder le 11 novembre 2011” cette pratique, a indiqué le gendarme français de la Bourse dans un communiqué.

“Elle procèdera avant fin septembre au réexamen de cette mesure, en coordination avec les régulateurs européens concernés”, a-t-elle ajouté.

Le 11 août, l’AMF avait interdit la vente à découvert de dix valeurs financières pour quinze jours, soit jusqu’à vendredi.

L’Italie, l’Espagne et la Belgique avaient mis en place des mesures comparables dans le cadre d’une initiative coordonnée par l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma).

Ces décisions avaient été prises alors que la plupart des valeurs financières européennes avaient été victimes de rumeurs alarmistes, qui avaient fait plonger leurs cours de Bourse sur des marchés déjà très nerveux.

Les ventes à découvert sont un mécanisme spéculatif qui consistent à emprunter un actif dont on pense que le prix va baisser et à le vendre, avec l’espoir d’empocher une forte différence au moment où il faudra le racheter pour le rendre au prêteur. Ainsi, une action vendue à découvert alors qu’elle cote 10 euros, puis achetée alors qu’elle ne vaut plus que 8 euros, rapporte à l’auteur de l’opération un gain de 2 euros.

Cette pratique, risquée, est souvent accusée de précipiter la chute des actions les plus fragiles, et d’aggraver l’instabilité des places financières.

Les valeurs financières concernées par l’interdiction sont Axa, April Group, BNP Paribas, CIC, CNP Assurances, Crédit Agricole, Euler Hermès, Natixis, Scor et Société Générale.