Tunisie : Naissance du Comité populaire de protection de la Révolution!

manifest-22022011-art.jpgIls viennent de prendre contact avec nous à la hussarde, un peu comme tout ce
qui se fait actuellement où l’ambiance est aux enchères les plus impatientes et
les plus irrationnelles. Les dernières nouvelles qu’ils s’inquiètent de
communiquer, avant même de parler de la naissance du Comité populaire de
protection de la Révolution, commencent par une toute nouvelle immolation par le
feu. Ils citent le nom du jeune homme avec recueillement: Aymen Oueslati, 19
ans, délégation de Sidi Ali Ben Nasrallah du gouvernorat de Kairouan!

“Ils“, ce sont trois jeunes Tunisiens pas loin de 25 ans d’âge:Nizar Ouni, qui
se décrit comme un ”ex-employé”, Houssem Oueslati qui se dit ”technicien
supérieur en
TIC vivotant tout juste avec une petite boutique de gravure de
CD”, et Mohamed Magdouli qui se présente comme un ”chômeur du tourisme”. A
l’image de toute une génération (du moins une grande partie d’entre elle) qui a
reçu l’éducation qu’il faut mais pour laquelle l’emploi est une montagne très
rude à gravir.

On comprend alors l’activisme de ces jeunes dont une nouvelle identité est née
le 14 janvier 2011, comme les millions de Tunisiens touchés par la grâce
révolutionnaire. Car on voit bien que le nouveau souffle est à ce point cher à
leurs yeux qu’ils ont décidé de mettre la main à la pâte. Et c’est ainsi qu’ils
ont créé, avec une foule d’autres activistes de tous bords, le Comité populaire
de protection de la Révolution où on compte également des représentants de
l’UGTT,
la Ligue tunisienne des droits de l’homme, l’Ordre des avocats…

Mais d’activistes, ils ne sont pas devenus extrémistes pour autant car s’ils
appellent les Tunisiens à garder l’œil ouvert et une vigilance de tous les
instants; ils insistent également sur le fait qu’il faut “…garder patience
vis-à-vis du Gouvernement provisoire, prendre en considération la crise
économique mondiale et son impact sur la Tunisie, comprendre ces moments de
transitions par lesquels passe notre pays“.