Tunisie : Réservations en ligne, Amadeus fait peau neuve

amdeus-tn.jpgAmadeus, un nom magique et un peu enchanteur, pour ceux qui ne le savent pas, est une SSII qui gère une énorme machinerie, à savoir la plateforme de cette gigantesque mécanique de la réservation et des ventes en ligne de billets d’avion, bateaux, de séjours en hôtels et même de location de voitures. A l’heure actuelle, Amadeus met sur pied un nouveau moteur de recherche, on va dire de nouvelle génération.

Une plateforme et quel business !

La société Amadeus est une émanation de Tunisair, elle existe depuis 1999 et exerce en partenership avec le network mondial d’Amadeus international. Par conséquent, elle gère un énorme business entre les compagnies et les agences de voyage en mode B to B. Mais elle permet aussi aux clients d’être en B to C avec les compagnies de transport et les hôteliers ainsi que les sociétés de location de voitures.

Ce qu’on ne sait pas c’est qu’entre les réservations et les confirmations s’interposent trop souvent des reports, des modifications et parfois des annulations. Alors, pour mettre cela en musique, il faut beaucoup de technologies. Certaines des applications en usage dans le réseau Amadeus sont devenues «techniquement» obsolètes. Leur reconfiguration est actuellement au point et à l’occasion de leur entrée en service, Amadeus a réuni les opérateurs en agences pour un module de training de deux jours dans la capitale.

Finis les casse-têtes

De même que le reconnaissaient les concepteurs d’Amadeus, la plupart des applications et notamment celles concernant les résa par bateaux remontaient aux origines des protocoles informatiques tel le Cobol, et étaient adaptées sur des machines aux standards limités. Au final dira le représentant de la Compagnie Tunisienne de Navigation, on avait des outils complexes, risqués et jamais totalement performants par rapport aux requêtes des clients. Or le but des voyagistes en général est de satisfaire le client en toutes circonstances en lui permettant des aisances de choix de modification et de report extrêmes. Et le responsable commercial de la CTN de relater un exemple simple d’une famille de quatre personnes qui projettent de traverser la Méditerranée avec une voiture de tourisme et qui reporte sa date de départ et avance sa date de retour, prend une cinquième personne et du coup décide d’emmener une voiture commerciale qui n’a plus les mêmes mensurations. C’est ce genre de données qu’il faut pouvoir gérer instantanément qui fait que les applications doivent être simples rapides et permettre un pricing évolué.

Il faut bien se dire qu’un changement de période est souvent assorti d’une modification tarifaire et là-dessus les clients et les professionnels sont très attentifs. Il faut donc satisfaire les uns et ne pas fâcher les autres. Le catalogue des tarifs appartient à l’antiquité. Ces détails doivent donc être systématiquement mis à jour et cela donne une idée de l’ampleur du travail d’actualisation qu’il faut entreprendre.

Toujours plus de souplesse

Gérer les caprices des clients est devenu, grâce aux nouveaux outils, un plaisir. Toutes les acrobaties sur le booking des passagers sont devenues possible en un clic. Mais tout est codé, c’est-à-dire que le client peut jongler et le système établit les tarifs aux meilleures conditions. Certaines souplesses n’étaient même pas imaginables il y a peu. On peut faire des réservations sur des périodes allant au-delà d’une année avec une panoplie d’options extraordinaires. Il y a quelques petites contraintes mais qui n’invalident pas les avantages multiples induits par SEATEC -le nouveau logiciel de la CTN.

Il n’existe plus de retour open car le système doit gérer des données entières alors on vous donne une «option» de retour qu’il vous faudra adapter à votre agenda. L’introduction du deposit au niveau de la résa en est une autre. Non point que le risque de voir la compagnie engloutir la somme est devenu plus important mais il faut la suivre. Et les annulations sont barémisées. Auparavant, une annulation vous coûtait 10% du forfait de booking, avec les nouveaux instruments, le barème est rapporté au nombre de jours par rapport à la date de retour. Mais grosso modo, le nouveau système induit plus de facilités qu’il n’instaure de contraintes, et c’est sympa. On peut tester dés à présent parce qu’il tourne à l’heure qu’il est.

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