CPS.HJS35.101007132337.photo00.quicklook.default-245x163.jpg
Usine textile à Brassac, dans le Tarn (Photo : Pascal Pavani)

[10/10/2007 11:31:08] PARIS (AFP) La production industrielle française a enregistré en août une légère hausse de 0,3% sur un mois, un bon résultat à associer à celui encore meilleur de juillet (+1,7%), selon les économistes, qui ne voient toutefois pas de motif de réviser leurs prévisions de croissance.

Bien que légère, l’embellie du mois d’août est “tout à fait encourageante pour l’économie française”, estime Alexander Law du cabinet d’études Xerfi, pour qui l’industrie française a connu “un été plutôt ensoleillé”.

La seule production manufacturière (calculée hors énergie et industries agricole et alimentaire) est quasiment stable à 0,1% par rapport à juillet, après une hausse de 2,1% le mois précédent.

Egalement en hausse, la production d’énergie qui fait un bond de 1,2%, celle des biens de consommation (+0,9%) et l’activité dans la construction qui progresse de +0,4%, selon l’Insee.

Parmi les motifs de satisfaction, c’est surtout la hausse de la production automobile (+0,9%), après le bon chiffre de juillet (4,9%), que retiennent les économistes.

“Après tant de mois calamiteux, il s’agit là d’une vraie bouffée d’oxygène, non seulement pour les industriels du secteur, mais également pour les nombreuses entreprises en amont (sidérurgistes, fondeurs, etc.)”, souligne Alexander Law.

Selon lui, il est vital pour le tissu industriel français “que PSA et Renault continuent de bénéficier des fruits de leurs nouveaux plans produits (à commencer par les véhicules produits en France (308, Laguna, etc.)”.

Même analyse pour le cabinet Asterès qui relève que les nouveaux modèles de voitures proposés par les constructeurs français trouvent preneurs, en France comme à l’étranger.

“Ce point est absolument fondamental. Parce que l’industrie automobile représente près de 10% de l’industrie manufacturière. Mais aussi parce que la demande émanant des constructeurs irrigue en amont l’activité dans nombre de secteurs”, fait valoir Nicolas Bouzou (Asterès).

Du côté des baisses, la production de biens intermédiaires chute de 0,6% en août alors que les industries agricoles et alimentaires ont une production stable.

Ce recul des biens intermédiaires est qualifié par M. Bouzou de “contre-performance” qui tendrait à prouver que “si la conjoncture industrielle est encore bien orientée, les chiffres du quatrième trimestre pourraient décevoir”.

Nicolas Bouzou rappelle que la production de biens intermédiaires est généralement considérée comme un indicateur avancé “relativement robuste” de la conjoncture industrielle globale.

S’ils admettent un redressement de l’économie française au troisième trimestre à travers les bons chiffres de la consommation, du commerce extérieur et de la production industrielle, les économistes n’y voit toutefois pas une raison suffisante pour réviser leurs prévisions de croissance pour 2007.

“Les aléas qui peuvent modifier notre prévision centrale de croissance (+1,75% en 2007 et +1,8% en 2008) sont plus baissiers que haussiers, tant l’incertitude conjoncturelle est grande”, analyse Alexander Law.

Un raisonnement partagé par le cabinet Astérès qui, “malgré les bons chiffres de ces derniers jours”, maintient sa prévision de croissance à 1,8%.

 10/10/2007 11:31:08 – © 2007 AFP