[10/10/2007 16:45:22] PARIS (AFP) La Bourse de Paris a fini en recul mercredi, le CAC 40 cédant 0,40%, les investisseurs relativisant les chances de voir la Réserve fédérale américaine baisser ses taux directeurs lors de la prochaine réunion de son comité de politique monétaire. L’indice parisien a perdu 23,44 points, à 5.838,49 points, dans un volume d’échanges de 6,10 milliards d’euros. Londres a fini en hausse de 0,27% et Francfort de 0,08%, mais l’indice Eurostoxx 50 a reculé de 0,15%. Les économistes et les investisseurs continuaient à analyser la publication mardi des minutes de la réunion de la Réserve fédérale (Fed) du 18 septembre montrant que les responsables de la banque centrale américaine n’avaient pas hésité avant de baisser d’un demi-point leur taux directeur. La décision, qui avait ramené le “fed funds” à 4,75%, avait agréablement surpris les marchés, qui s’attendaient à une baisse de 0,25 point seulement, mais les chances d’assister à une autre baisse lors de la prochaine réunion sont discutées. Les minutes “confirment que (la Fed) a bien agi pour contrer les effets de contraction des liquidités sur les marchés, mais qu’elle réserve sa décision quant à la suite et s’en remet aux statistiques d’activité à paraître. De ce point du vue l’incertitude reste grande”, ont commenté les experts du Crédit Mutuel CIC. L’économie mondiale a “bien résisté à la crise immobilière américaine. L’Asie a la capacité de devenir un moteur de la croissance mondiale, ils ont des excédents de balance courante et sont moins dépendants des Etats-Unis qu’il y a dix ans. Les marchés boursiers devraient en profiter car ce sont les seuls à offrir de vrais rendements intéressants”, a commenté David Perchais, directeur de la gestion d’Avenir Finance. Mais en même temps, “aux Etats-Unis, on n’est est qu’au début du cycle de l’immobilier, qui dure en général dix ans et se traduit par au moins deux années de baisse des prix. Cette baisse n’a commencé qu’en septembre 2006 et risque de se poursuivre”, a ajouté la même source. Bouygues (+2,52% à 63,97 euros), maison mère de Bouygues Telecom, et Vivendi (+1,57% à 30,48 euros), maison mère de SFR, ont profité du refus de l’Arcep, l’autorité de régulation des télécoms, d’accorder une quatrième licence 3G pour l’instant. Iliad a progressé (+3,15% à 73,74 euros) bien qu’ayant vu sa candidature à l’attribution de la quatrième licence 3G en France rejetée par l’Arcep, qui a estimé que les conditions financières requises n’étaient pas respectées. TF1 (+3,37% à 22,10 euros) a poursuivi sur sa lancée de mardi, qui avait vu le titre gagner 12,76%, sur fond d’annonce d’un vaste projet de réforme du secteur audiovisuel destiné à l’adapter au nouvel environnement et à favoriser l’émergence de grands groupes. EADS (+1,56% à 22,80 euros) a vu la confirmation par la compagnie singapourienne à bas prix Tiger Airways d’une commande de 30 monocouloirs Airbus A320, assortie d’une option sur 20 supplémentaires, et reçu une commande ferme de 50 de ces avions par la compagnie hongroise à bas coûts Wizz Air. Legrand (+1,26% à 24,99 euros): les craintes des investisseurs sur l’exposition du groupe de matériel électrique aux difficultés du marché de la construction américain ont déjà atteint leur pic, selon JPMorgan, qui a relevé sa recommandation sur le titre à “surpondérer”. Atos Origin (+2,59% à 44,40 euros) a bénéficié du relèvement de la recommandation de Deutsche Bank, qui affirme que les “risques opérationnels” pour le groupe sont désormais bien appréciés dans le cours de l’action. Natixis (-4,94% à 16,73 euros) a baissé sans nouvelles particulières pour le groupe sinon les informations du quotidien Les Echos détaillant le rôle joué par la banque dans la cession des actions EADS du groupe Lagardère en avril 2006. EDF Energies nouvelles (-3,86% à 52,81 euros) est trop cher, selon les analystes de CA Cheuvreux, qui ont abaissé sa recommandation à “sous-performance”, contre “superformance” auparavant, pour des raisons de valorisation excessive après la hausse récente du cours. |
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