Trente-cinq pays réaffirment leur intérêt pour le partenariat Euromed

 
 
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Le commissaire européen à l’Economie et aux Affaires monétaires Joaquin Almunia, le 13 juin 2006 à Strasbourg (Photo : Gérard Cerles)

[26/06/2006 18:20:20] GAMMARTH (AFP) Les ministres de l’Economie et des Finances ou leurs représentants des trente-cinq pays de l’Union européenne et du Sud de la Méditerranée ont affirmé lundi l’intérêt du partenariat Euromed et discuté des ressources nécessaires à son développement.

Ils ont souligné “l’importance du partenariat Euromed et la nécessité de le consolider dans le cadre de la Politique européenne de voisinage”, selon un document de travail.

Les participants affirment avoir pris note de “l’augmentation significative” de l’assistance financière de l’UE” et de l’engagement à soutenir le développement des pays méditerranéens et leur ancrage à l’économie mondiale, en prélude à la zone euromed de libre-échange (2010).

Ce texte évoque l’enveloppe globale de 12 milliards d’euros proposée pour des prêts de la Banque européenne d’investissement (2007-13) qui doit être approuvée en fin d’année en même temps que le budget de l’assistance communautaire dans le cadre de la politique de voisinage.

Le ministre tunisien du Développement, Mohamed Nouri Jouini, s’est félicité des résultats “positifs” de la 6ème réunion de la Facilité euro-méditerranéenne d’investissement (FEMIP) qui a suivi, lundi, celle des ministres de l’Economie et des Finances (Ecofin).

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La ministre déléguée au Commerce extérieur, Christine Lagarde, le 15 juin 2006 à Ankara

Ces discussions ont “permis de baliser une vision euro-méditerranéenne pour un partenariat futur, d’évaluer les interventions de la FEMIP et de discuter des perspectives d’avenir de ce mécanisme”, a déclaré M. Jouini lors d’une conférence de presse.

L’opportunité de créer une banque d’investissement pour la région a opposé les participants et devra être définitivement tranchée à l’échelon politique européen en fin d’année.

Certains pays du Sud, comme la Tunisie, restent favorables à la création d’une banque qui continuerait d’accorder des crédits à des taux d’intérêt “bonifiés” sans engendrer des coûts supplémentaires, a dit M. Jouini.

Au Nord, la France reste “en observation” sur le sujet. “Nous souhaitons un instrument efficace à la fois en terme de financement et de visibilité”, a déclaré la ministre déléguée au Commerce extérieur, Christine Lagarde. Pour Paris, “l’essentiel est de faire en sorte que la priorité du partenariat euromed ne se relâchera pas”, a souligné Mme Lagarde.

Les réunions ont permis de constater les progrès et de réitérer le besoin d’avancer en direction des quatre priorités identifiées lors de la première Ecofin en juin dernier au Maroc, a-t-elle indiqué.

Mme Lagarde a plaidé pour une meilleure coordination entre les pays de la zone, préconisant “un travail en intra régional”, plutôt qu’une “concurrence acharnée pour attirer les investissements”.

Le Commissaire européen Joaquin Almunia a souligné “le rôle important” de la Femip et son action future dans le secteur privé, en particulier les PME.

Défendant “le pragmatisme”, le vice-président de la BEI, Philippe de Fontaire Vive, a mis l’accent sur l’emploi, le développement du secteur privé et le soutien des PME au sud de la Méditerranée.

Au programme 2006-07, la BEI accordera un intérêt “majeur” aux secteurs de l’énergie, du transport et du tourisme, notamment.

La prochaine réunion ministérielle aura lieu à Chypre en juin 2007.

 26/06/2006 18:20:20 – © 2006 AFP