La demande de brut produit par l’Opep en 2006 augmentera à 28,7 mbj

Par : Autres

 

La demande de brut produit
par l’Opep en 2006 augmentera à 28,7 mbj

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Une installation
pétrolière près de la ville saoudienne de Dammam, en 2004

L’Opep a légèrement révisé à la hausse lundi sa
prévision de demande de brut la concernant, en raison de lappétit insatiable
de la Chine, tout en relevant que les prix élevés de lor noir commençaient à
peser sur la demande mondiale, notamment en Europe.

 

La demande estimée de brut de l’Organisation
des pays exportateurs de pétrole (Opep) devrait atteindre en moyenne 28,7
millions de barils par jour (mbj) en 2006, soit un plus de 100.000 bj par
rapport à l’estimation du mois précédent, note le cartel dans son rapport de
juin.

 

L’Opep maintient toutefois sa prévision de
croissance de la demande mondiale de brut cette année à 84,6 millions de mbj,
soit une hausse de 1,6% “pratiquement inchangée par rapport aux mois
précédents”.

 

“En termes de demande, à l’exception des pays
membres de l’Opep et de la Chine, l’effet modérateur des prix élevés a
davantage pesé (jusqu’à présent) à la marge sur la croissance de la demande
mondiale” que la croissance économique saine “censée renforcer la demande de
stockages”, selon le rapport.

 

Le cartel “s’attend désormais à ce que la
demande (quotidienne moyenne) de pétrole de la Chine croisse de près de 0,5
mbj à environ 7 mbj en 2006”, à cause du boom économique constant.

 

En Chine, “les facteurs poussant à la
consommation d’énérgie, comme la production industrielle, les transports
intérieurs, l’agriculture ou la construction témoignent d’une croissance
saine” et la chaleur cet été” pourrait pousser la consommation
d’électricité” via la climatisation, note l’Opep.

 

La demande en pétrole des Etats-Unis au
deuxième trimestre devrait augmenter de 0,2% sur un an, estime par ailleurs
le cartel. Malgré le début de la saison estivale, “la demande américaine n’a
pas augmenté autant qu’elle aurait dû à cause des prix élevés de l’essence”
mais elle devrait se renforcer au second semestre.

 

Au Moyen-Orient, “la demande a été révisée
marginalement de + 30.000 mbj à 6,1 mbj”.

 

En revanche, concernant l’Europe, les analystes
de l’Opep relèvent que “bien que les indicateurs économiques se renforcent
et malgré le climat froid au premier trimestre, les chiffres de demande en
pétrole n’ont pas progressé au second trimestre conformément à la croissance
économique, ce qui peut être attribué, à un certain degré, au niveau des
prix”.

 

“Bien que l’essentiel de l’augmentation de la
demande provienne des pays en développement, il existe des signes
indicateurs que la demande en pétrole baissera, partiellement à cause des
prix élevés”, selon le rapport.

 

Les prix restent soutenus: celui du panier de
référence du cartel a atteint son plus haut historique “en mai à 68,37
dollars US le baril, parce que le marché restait dominé par l’appréhension
de tensions géopolitiques et de craintes de pénuries éventuelles de
l’offre”, rappelle l’Opep.

 

Plus volatil en juin, le prix du panier s’est
établi à 63,032 dollars vendredi dernier, dernier jour connu.

 

Créé en 1982 et rendu public depuis 1987 avec
un jour ouvré de retard, le panier inclut les bruts des onze pays membres de
l’Opep et sert de référence au cartel pour sa politique de production.

 

Les prix du brut poursuivaient lundi matin un
mouvement de repli entamé en fin de semaine dernière, alors que le marché
espérait un compromis dans la crise nucléaire iranienne.

 

A New York, le baril de “light sweet crude”
pour livraison en juillet baissait de 67 cents, soit 0,96%, à 69,21 dollars
en séance électronique vers 10H00 GMT.

 

A Londres, sur l’IntercontinentalExchange (ICE),
le baril de Brent de la mer du Nord perdait 93 cents, soit 1,35%, à 68,07
USD sur l’échéance d’août.

 

Le brut abonde à l’heure actuelle mais cette
situation qui influe sur les prix pourrait s’avérer temporaire, la demande
des raffineries devant rebondir au troisième trimestre, a pour sa part
estimé lundi le Centre for Global Energy Studies (CGES) à Londres.

 

 

© AFP 2006

Photo : Bilal Qabalan