Les ressources propres des entreprises sous tutelle représentent 80 % de la mission des Technologies de la Communication inscrite au budget 2027, soit 858,499 millions de dinars (MD) sur un total d’environ 1,074 milliard de dinars, a affirmé vendredi le ministre des Technologies de la Communication, Sofiene Hemissi.
S’exprimant lors d’une séance parlementaire conjointe consacrée à l’examen du budget de la mission, le ministre a souligné que la contribution de l’État s’élève à 215,6 MD (20 % du total), réparties entre 46,188 MD de ressources générales, 69,412 MD de prêts extérieurs et 100 MD au titre des comptes spéciaux.
Les principaux projets prévus pour 2027 concernent le renforcement de la cybersécurité, la consolidation de la confiance numérique et le développement de l’intelligence artificielle (IA) dans les secteurs vitaux et l’administration.
En matière de cybersécurité, les orientations stratégiques consistent en la mise à jour du cadre juridique, réglementaire et technique pour la protection de la famille et de l’enfant dans l’espace cybernétique, la sécurisation des systèmes nationaux et des infrastructures numériques vitales, la modernisation des procédures relatives à la certification électronique et la généralisation de l’identité numérique dans les services administratifs à distance.
La diffusion d’une culture d’usage sécurisé des services numériques et l’amélioration du classement de la Tunisie dans l’Indice mondial de la cybersécurité du niveau 3, enregistré en 2024, au niveau 2 à l’horizon 2027 figurent également parmi les priorités de la mission.
Concernent l’intégration de l’Intelligence Artificielle, le département des Technologies de la Communication prévoit la mise en place d’un cadre de gouvernance dédié, le soutien aux centres de données souverains à haute performance et le lancement d’une charte d’éthique de l’IA, outre la création d’un centre d’excellence en IA dédié au secteur de la santé.
Les projets programmés concernent également le déploiement d’initiatives administratives intelligentes, à travers la mise en place d’un assistant administratif intelligent et d’un portail national d’information juridique équipé d’un moteur de recherche intelligent. L’objectif étant d’augmenter le nombre de projets gouvernementaux fondés sur l’IA, de deux projets en 2026 à six en 2027, afin de moderniser l’administration et d’améliorer la qualité des services publics.


