L’année 2027 représente une étape charnière dans le processus de transition numérique en Tunisie, en renforçant les réformes structurelles, en plus de l’achèvement des projets nationaux stratégiques et l’élargissement de leurs retombées sur les différents secteurs économiques, administratifs et de développement, a affirmé vendredi le ministre des Technologies de la communication, Sofien Hemissi.

Lors d’une séance conjointe de la commission d’organisation de l’administration, de son développement, de la digitalisation, de la gouvernance et de la lutte contre la corruption à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), et de la commission des plans de développement et des grands projets au Conseil national des régions et des districts (CNRD), axée sur le projet de budget du ministère des Technologies de la communication pour l’année 2027, le ministre a expliqué que les orientations fixées pour l’année à venir s’inscrivent dans le cadre d’une vision intégrée visant à faire de la transition numérique un levier essentiel de la réforme administrative et économique, à renforcer la compétitivité de l’économie nationale et à améliorer la qualité des services rendus aux citoyens et aux entreprises.

Nouvelle étape pour approfondir les réformes et élargir l’impact économique en 2027

Les orientations du budget 2027 s’insèrent dans un parcours progressif reliant les résultats attendus en 2026 aux objectifs stratégiques du plan de développement 2026-2030.

L’année 2026, constitue une étape de renforcement de la digitalisation des services et d’élargissement de leur exploitation, en accordant la priorité aux services les plus demandés par les citoyens et au lancement des projets structurants à même de fournir les bases techniques et organisationnelles nécessaires au développement de l’administration numérique.

Pour l’année 2027, il est envisagé de consolider ces acquis et d’aboutir à des réformes structurelles, tout en étendant le bénéfice des solutions numériques à divers secteurs, permettant ainsi de transformer la digitalisation d’un simple mécanisme de modernisation des services administratifs en un outil de soutien à l’activité économique, d’amélioration du climat des affaires et de développement de la productivité.

Cette mesure traduit l’importance de la transition vers un modèle administratif et économique qui s’appuie davantage sur les données et les technologies modernes, en exploitant les solutions numériques pour réduire les délais de prestation des services, simplifier les procédures et améliorer la coordination entre les structures publiques, outre la création d’un environnement plus propice aux entreprises et aux investisseurs.

Plan de développement 2026/2030 : la transition numérique et l’IA au cœur de la réforme économique

Les technologies de la communication et la transition numérique occupent une position centrale dans le plan de développement 2026-2030, qui place la digitalisation et l’intelligence artificielle parmi les piliers fondamentaux de la modernisation de l’administration et du soutien à la réforme économique.

Ce parcours reflète une tendance à l’intégration de la technologie dans les différents processus de développement en tant que facteur transversal contribuant à l’amélioration du rendement des secteurs économiques, à l’amélioration de la qualité des services et au renforcement de la capacité des entreprises à s’adapter aux mutations technologiques mondiales.

L’exploitation de l’intelligence artificielle ouvre également de nouvelles perspectives pour développer les méthodes de travail au sein de l’administration et des entreprises, à travers l’analyse des données, l’automatisation de certaines procédures et l’amélioration des mécanismes de prise de décision, en plus du développement de services numériques plus adaptés aux besoins des citoyens et des acteurs économiques.

La stratégie du département ministériel des technologies de la communication repose sur quatre axes principaux et indissociables visant à bâtir un écosystème numérique intégré et favorable au développement économique et social.

Le premier axe porte sur la digitalisation globale des services publics avec la poursuite du développement des services administratifs numériques et l’extension de leur accessibilité, la priorité étant accordée aux services liés aux besoins quotidiens des citoyens et des entreprises pour simplifier les circuits, réduire les déplacements et les délais, et renforcer la transparence.

Le deuxième axe concerne le renforcement de la souveraineté numérique et le recours à l’intelligence artificielle, éléments clés de l’édification d’une économie numérique capable de s’adapter aux évolutions technologiques, touchant ainsi la maîtrise des ressources et des systèmes numériques nationaux, le développement des usages de l’IA et l’investissement dans l’innovation tout en respectant les exigences de protection des données et de sécurité informatique.

Le troisième axe consiste en le développement de l’infrastructure numérique, socle de tout le processus de transition numérique globale, alors que le quatrième a trait à la modernisation du cadre juridique et réglementaire soutenant l’économie numérique par la mise en place d’un cadre législatif adapté aux mutations technologiques pour stimuler l’investissement, l’innovation, développer des services numériques et consolider la confiance dans les transactions électroniques.