La Tunisie a appelé, mercredi à New York, à renforcer les mécanismes de financement du système des Nations Unies pour le développement, plaidant en faveur de sources de financement innovantes et d’un recours accru aux fonds communs afin de combler le déficit de ressources et d’accélérer la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030.
Intervenant lors de la séance plénière du dialogue interactif entre les coordonnateurs résidents des Nations Unies et les États membres du Conseil économique et social (ECOSOC), le représentant permanent de la Tunisie auprès de l’ONU, Nabil Ammar, a souligné que les activités opérationnelles onusiennes doivent être « résolument pilotées par les pays » et adaptées à leurs priorités nationales.
Le diplomate tunisien a, dans ce contexte, plaidé pour le renforcement du rôle central des coordonnateurs résidents dans l’appui à la réalisation des ODD, soulignant que cette approche constitue un principe fondamental de bonne gouvernance.
Face à l’important déficit de financement auquel se heurte le système onusien, Nabil Ammar a appelé à dépasser les mécanismes traditionnels de mobilisation des ressources et à explorer des modes de financement innovants. Il a également préconisé un recours accru aux fonds communs (pooled funding) à l’échelle nationale, insistant sur la nécessité de garantir un financement suffisant, prévisible et flexible, condition essentielle à la cohérence et à l’efficacité de l’action des Nations Unies.
Par ailleurs, la Tunisie a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la transparence et la redevabilité au sein du système onusien, à travers la mise en place d’indicateurs de performance clairs, mesurables et adaptés aux spécificités de chaque pays. Ces mécanismes permettraient de mieux évaluer les résultats obtenus sur le terrain et de rendre compte de l’impact concret des interventions sur les populations.
Nabil Ammar a rappelé, à cet égard, que l’efficacité du système des Nations Unies pour le développement doit être appréciée à l’aune de sa contribution concrète à l’amélioration des conditions de vie des populations et des progrès accomplis dans la réalisation de l’Agenda 2030.


