Au Maroc, les entreprises familiales concentrent une part majeure de l’activité économique. Pour prévenir les fragilités liées aux successions, l’Université internationale de Rabat et l’Institut de l’entreprise familiale lancent un partenariat de cinq ans, accompagné d’une certification spécialisée en gouvernance.

Un enjeu qui dépasse le patrimoine familial

La transmission d’une entreprise familiale ne concerne pas uniquement ses héritiers. Lorsqu’elle compromet la continuité de l’activité, ses conséquences peuvent toucher l’emploi, l’investissement et la création de richesse.

Au Maroc, les entreprises familiales représentent 93 % du tissu entrepreneurial, assurent 65 % de l’emploi et génèrent 60 % de la valeur ajoutée nationale, selon les chiffres présentés par l’Institut de l’entreprise familiale du Maroc (IEF-Maroc).

Ces proportions donnent une dimension macroéconomique aux difficultés successorales. Un conflit entre actionnaires familiaux ou une relève insuffisamment préparée peut fragiliser la gouvernance et les décisions stratégiques d’une entreprise.

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Une certification pour professionnaliser la gouvernance

C’est dans ce contexte que l’Université internationale de Rabat (UIR) et l’IEF-Maroc ont signé, le 4 novembre 2026, un partenariat de cinq ans.

L’accord prévoit notamment des actions de formation continue, de recherche et de sensibilisation aux bonnes pratiques de gouvernance.

Une convention spécifique, associant également l’Institut marocain des administrateurs (IMA), organise la création d’un certificat en gouvernance des entreprises familiales, avec l’appui académique d’ESADE Executive Education.

Structurée en cinq modules répartis sur neuf jours, la formation aborde les responsabilités des administrateurs, les mécanismes décisionnels, le contrôle interne, les risques et le financement de la croissance.

Elle s’adresse aux actionnaires, dirigeants, administrateurs et membres des familles entrepreneuriales.

Préparer la relève, préserver l’activité

L’enjeu consiste à mieux distinguer les intérêts familiaux des impératifs économiques de l’entreprise, notamment lors du passage entre générations.

La certification constitue un outil de professionnalisation, mais son efficacité dépendra de l’application concrète des pratiques enseignées.

Pour l’économie marocaine, la question dépasse donc la formation des héritiers : elle porte sur la capacité des entreprises familiales à poursuivre leurs activités et à préserver leur contribution à la richesse nationale.

CHIFFRES CLÉS

  • 93 % du tissu entrepreneurial marocain, selon l’IEF-Maroc.
  • 65 % de l’emploi, selon l’IEF-Maroc.
  • 60 % de la valeur ajoutée nationale, selon l’IEF-Maroc.
  • 5 ans : durée du partenariat UIR–IEF-Maroc.
  • 5 modules sur 9 jours : format du certificat

MAP / Maroc.ma — L’Université internationale de Rabat et l’IEF-Maroc scellent un partenariat pour promouvoir la gouvernance des entreprises familiales