Une enquête internationale de Tata Consultancy Services révèle un décalage entre les bénéfices de l’intelligence artificielle et l’autonomie accordée aux agents IA. La productivité domine les résultats déclarés, tandis que les entreprises restent prudentes face aux risques de sécurité, de gouvernance et de coûts.
La productivité arrive en tête des bénéfices déclarés par les entreprises utilisant l’intelligence artificielle, mais la délégation de décisions reste limitée. Selon une étude publiée le 4 novembre 2026 par Tata Consultancy Services (TCS), 84 % des dirigeants interrogés placent l’amélioration de la productivité au premier rang des bénéfices obtenus grâce à leurs investissements dans l’IA.
L’enquête couvre 1 333 responsables économiques et technologiques, répartis dans 25 pays et 12 secteurs d’activité.
Une autonomie encore exceptionnelle
Malgré ces bénéfices déclarés, seules 10 % des entreprises interrogées autorisent des agents IA à prendre et exécuter des décisions sans approbation humaine dans plusieurs fonctions ou domaines d’activité.
Plus révélateur encore, 9 % seulement des répondants déclarent disposer d’agents capables de coordonner de manière sécurisée des processus entre différentes applications professionnelles.
Cette distinction est essentielle : utiliser l’IA pour assister un salarié ne signifie pas lui confier la responsabilité d’une décision ou l’exécution complète d’un processus.
La sécurité avant la rapidité
L’étude identifie la sécurité, la gestion des risques et la gouvernance comme les premiers facteurs guidant le déploiement des systèmes d’IA, devant les coûts et la rapidité.
Autre difficulté : 44 % des répondants indiquent que des connaissances importantes restent détenues par les salariés ou dispersées dans la documentation interne. Cette fragmentation complique leur mobilisation par les agents intelligents.
La question économique demeure également ouverte. Pour 39 % des entreprises, l’évaluation se poursuit afin de déterminer si la valeur créée par l’IA justifie les dépenses de calcul et de jetons, les unités utilisées pour traiter les informations.
Du gain de productivité à la création de valeur
Pour les décideurs, ces résultats soulignent une différence entre trois étapes : améliorer l’efficacité des tâches, intégrer l’IA aux processus et lui accorder une autonomie contrôlée.
L’enjeu n’est donc plus seulement de déployer des outils, mais de vérifier leur rentabilité, leur fiabilité et les conditions dans lesquelles une décision peut être confiée à une machine.
CHIFFRES CLÉS
- 84 % des dirigeants interrogés placent la productivité en tête des bénéfices de l’IA.
- 10 % des entreprises autorisent des décisions autonomes dans plusieurs fonctions.
- 9 % déclarent une orchestration sécurisée entre applications.
- 39 % évaluent encore le rapport entre valeur créée et coûts de calcul.
- 44 % signalent des connaissances internes fragmentées.


