Les recommandations adoptées à l’issue de la 41éme réunion du Comité intergouvernemental de hauts fonctionnaires et d’experts pour l’Afrique du Nord (CIHFE) pour l’Afrique du Nord, visent à renforcer la capacité des États membres à anticiper les crises, à absorber leurs effets et à saisir les opportunités qu’elles pourraient générer, a indiqué le Directeur du Bureau de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) en Afrique du Nord, Nassim Oulmane
“Ces recommandations, destinées aussi bien aux États membres qu’à la CEA, s’inscrivent dans le cadre des travaux consacrés aux moyens de préparer les économies aux transformations futures, dans un contexte international marqué par la multiplication des crises et leur caractère simultané et récurrent”, a-t-il dit, jeudi, dans une déclaration à l’agence TAP.
Selon lui, “l’enjeu ne consiste plus uniquement à réagir aux crises une fois qu’elles surviennent, mais à intégrer leur éventualité en amont dans les politiques économiques, sociales et environnementales”.
Il s’agit, notamment, de renforcer les capacités d’adaptation et d’anticipation des pays, à travers des cadres de politiques publiques plus flexibles intégrant pleinement la dimension de la résilience.
A cet effet, “la résilience ne se limite pas au retour à la situation antérieure après une crise. Elle suppose plutôt d’anticiper les risques et de mettre en place les mécanismes nécessaires pour mieux absorber les chocs et en limiter les répercussions”, poursuit-il.
Plaidant en faveur d’une coopération régionale capable d’améliorer leurs capacités des pays à anticiper, absorber et gérer les différentes crises, le responsable à aussi évoqué les nouvelles perspectives que les crises peuvent ouvrir, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle. Ce créneau, pourrait constituer un outil permettant d’améliorer les mécanismes d’anticipation et de gestion des chocs, a-t-il indiqué.
La mobilisation de l’ensemble des acteurs de la société figure, également, parmi les principales recommandations. À ce titre, la diaspora est appelée à jouer un rôle accru, particulièrement, dans un contexte marqué par la raréfaction des ressources financières.
“Outre les transferts financiers, les compétences, le savoir-faire et l’expertise des ressortissants établis à l’étranger constituent des ressources importantes susceptibles de contribuer au développement des pays d’origine et au renforcement de leur capacité à faire face aux crises”, a précisé Oulmane.
Il a, ainsi, insisté sur la nécessité de mieux mobiliser les ressources domestiques et les compétences de la diaspora afin de renforcer la résilience des économies nord-africaines et leur capacité à relever les défis futurs.
Organisée à l’initiative du Bureau de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) pour l’Afrique du Nord, la réunion du CIHFE est une occasion d’échanger les expériences et les bonnes pratiques en matière d’atténuation des effets de chocs multiples et simultanés, et d’explorer des politiques novatrices et pragmatiques.
L’objectif est de renforcer la résilience des pays d’Afrique du Nord, de soutenir leur transformation et leur diversification économiques et d’accélérer la mise en œuvre des Agendas 2030 (ODD) et 2063.
Selon le bureau de la CEA Afrique du nord, les recommandations de la 41éme réunion du CIHFE seront soumises à la 59e session de la Commission économique pour l’Afrique et à la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique (COM 2027), prévues du 17 au 23 mars 2027, à Addis-Abeba (Éthiopie) sur le thème : “Façonner l’avenir du travail en Afrique : l’emploi des jeunes”.
Établi au Maroc depuis 1963, le Bureau de la CEA pour l’Afrique du Nord des Nations Unies, soutient sept pays:la Tunisie, l’Algérie, l’Égypte, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et le Soudan. Il a pour objectif de contribuer à la création d’un environnement plus propice à une croissance accélérée et inclusive et au développement durable en Afrique du Nord.


