Les crédits d’engagement alloués au Programme régional de développement, dans le cadre du projet de budget de l’État pour l’année 2027, ont été augmentés d’un montant de 71,050 millions de dinars (MD), pour atteindre 543,550 MD, a fait savoir, jeudi, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

Cette augmentation qui s’inscrit dans le cadre de la révision du cadre législatif régissant les conseils régionaux, permettra d’intégrer un plus grand nombre de projets au sein du Programme régional de développement, a-t-il précisé.

Ces précisions ont été apportées lors d’une séance conjointe tenue au Parlement, par la commission de la planification stratégique, du développement durable, du transport, de l’infrastructure et de l’aménagement du territoire de l’ARP, et celle des plans de développement et des grands projets du Conseil national des régions et des districts et consacrée à l’examen du Projet du Budget de l’Etat 2027.

Le ministre a également indiqué que les dépenses d’investissement pour l’année 2027 ont été fixées à 301,563 MD en engagements et 101,563 MD en paiements, contre 2,580 MD en engagements et 1,580 MD en paiements en 2026. Cette évolution s’explique principalement par la réallocation d’une partie des crédits d’intervention au profit des dépenses d’investissement, à hauteur de 300 MD en engagements et 100 MD en paiements, pour financer le Programme régional de développement.

Par ailleurs, les crédits de paiement alloués au volet d’amélioration des conditions de vie ont été réduits à 220,550 MD en 2027, contre 300 MD en 2026. De plus, les crédits alloués aux primes des ouvriers de chantiers ont été réduits de 150 MD en 2026 à 100 MD en 2027, parallèlement au processus de régularisation de leur situation par leur intégration dans la fonction publique.

Le ministre a, en outre, révélé une baisse de 18,3 % de la contribution de l’État aux institutions financières internationales pour l’année 2027, à 56,225 MD. Cette baisse est due à la diminution du nombre d’échéances à payer au cours de l’année à venir, ainsi qu’à la baisse du montant de l’échéance due à la Banque africaine de développement (BAD).