Près de 99,7 % du total des dépenses d’intervention de la mission de l’Économie et de la Planification pour l’exercice 2027 seront consacrées aux interventions à caractère de développement.
Ces interventions s’inscrivent essentiellement dans le cadre des transferts financiers au profit des gouvernorats pour la réalisation des programmes de développement régionaux et locaux, ainsi que des établissements publics sous tutelle pour le financement de leurs investissements, selon le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.
Lors d’une séance conjointe de la commission de la planification stratégique, du développement durable , du transport, de l’infrastructure et de “aménagement du territoire relevant de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et celle des plans de développement et des grands projets au Conseil national des régions et des districts, tenue jeudi au siège de l’ARP, pour présenter le projet de budget de l’État pour l’année 2027, le ministre a expliqué que les dépenses d’intervention pour l’année prochaine sont estimées à 539,825 millions de dinars, soit l’équivalent de 68 % du budget total du ministère.
Ces interventions à caractère de développement comprennent principalement des transferts au profit des gouvernorats et des établissements publics sous tutelle, dans l’objectif de mettre en œuvre les programmes de développement aux niveaux régional et local ainsi que les programmes spécifiques régionaux de développement, outre les études et les équipements.
En revanche, il a signalé que ces dépenses accuseront une baisse d’environ 191,352 millions de dinars, soit un repli de 26,17 %, par rapport aux crédits inscrits dans la loi de finances pour l’année 2026.
Cette baisse s’explique essentiellement par le transfert d’une partie des crédits des programmes régionaux de développement vers les dépenses d’investissement, dans le cadre de la redistribution des dépenses au sein du projet de budget de l’État pour l’année 2027.
La part restante des dépenses d’intervention, estimée à 0,3 %, concerne les interventions à caractère ordinaire, représentées principalement par les subventions accordées aux amicales des agents de la mission et les contributions aux organisations internationales, notamment l’Institut arabe de planification et l’Institut africain de développement économique et de planification à Dakar.
Baisse du budget du ministère de 11,3% au titre des crédits de paiement
Le ministre a souligné dans sa déclaration que le budget de la mission de l’Économie et de la Planification pour l’exercice 2027 s’élèvera à 994,1 millions de dinars au titre des crédits d’engagement, en hausse de 10,9 % par rapport aux crédits inscrits dans la loi de finances 2026, et à 794,1 millions de dinars au titre des crédits de paiement, soit une baisse de 11,3 % par rapport à l’année en cours.
La ventilation du budget du ministère par programme montre que 78 % du budget sont attribués au soutien au développement sectoriel, 8 % au développement régional et à la coopération internationale, 7 % à l’encadrement et à l’investissement, 5 % aux équilibres globaux et à la statistique, et 2 % au pilotage et à l’appui.
Le programme de soutien au développement sectoriel se taille la part de lion avec un montant de 621,245 millions de dinars, en raison du lien étroit entre les programmes de développement sectoriel et régional et la mise en œuvre des programmes spécifiques de développement.
Hausse des dépenses de rémunération de 3,14%
De plus, les dépenses de rémunération imputées sur les ressources générales du budget pour l’année 2027 s’élèveront à 82,045 millions de dinars contre 79,550 millions de dinars en 2026, affichant une augmentation de 2,495 millions de dinars, soit une hausse de 3,14 %.
Le ministre a expliqué que ces dépenses prennent en compte l’ajustement de la hausse des salaires et l’impact financier des recrutements, des promotions professionnelles et de la progression de carrière des agents, parallèlement à une révision à la baisse due au départ à la retraite de 50 agents.
S’agissant des dépenses de fonctionnement, Abdelhafidh a indiqué qu’elles connaitront également une hausse de 238 mille dinars pour atteindre 14,442 millions de dinars en 2027, contre 14,204 millions de dinars inscrits dans la loi de finances 2026, soit une hausse de 1,67 %.


