Le ministère italien de l’Environnement, les professionnels du compostage et trois organisations agricoles ont conclu un accord pour favoriser l’utilisation du compost issu des déchets organiques. Présentée le 4 novembre 2026 à Rimini, cette initiative privilégie la qualité et la traçabilité pour renforcer la confiance des agriculteurs.

Un accord entre composteurs et agriculteurs

Présentée lors du salon Ecomondo, l’entente réunit le ministère italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, le Consortium italien des composteurs (CIC), Biorepack et trois organisations agricoles : Coldiretti, Confagricoltura et CIA–Agricoltori Italiani.

L’objectif est de rapprocher les producteurs de compost de leurs utilisateurs agricoles, en améliorant les garanties sur la qualité du produit et son origine.

Les signataires prévoient notamment des actions de formation, des campagnes d’information et le développement d’outils permettant de suivre le compost tout au long de la filière.

Deux millions de tonnes de compost par an

La qualité commence dès la collecte des déchets organiques. La présence de plastiques ou d’autres matériaux indésirables peut compliquer leur traitement et affecter le compost obtenu.

Selon le CIC, l’Italie produit environ 2 millions de tonnes de compost par an. Sur ce volume, 31 % bénéficient du label de qualité du consortium, un indicateur qui ne couvre pas l’ensemble des dispositifs de certification.

À Ecomondo, le CIC a également présenté l’évolution de son système de gestion de la qualité avec Valoritalia.

L’accord ne précise toutefois ni les moyens financiers mobilisés ni les volumes supplémentaires de compost que les partenaires souhaitent commercialiser.

Quels enseignements pour la Tunisie ?

Cette initiative italienne souligne un enjeu également pertinent pour la Tunisie : organiser une chaîne reliant la collecte des biodéchets, leur transformation et leur utilisation agricole.

La viabilité économique d’une telle filière dépend notamment des coûts de tri, de traitement et de transport, mais aussi de l’existence de débouchés agricoles à proximité.

L’expérience italienne sera particulièrement intéressante à suivre lorsque les premières mesures concrètes permettront d’évaluer la traçabilité des produits et leur adoption par les exploitants.

CHIFFRES CLÉS

  • 4 novembre 2026 : présentation de l’accord à Ecomondo.
  • 3 organisations agricoles associées à l’initiative.
  • 2 millions de tonnes de compost produites annuellement en Italie, selon le CIC.
  • 31 % de cette production couverte par le label de qualité CIC.

Ecomondo