Le groupe énergétique espagnol Moeve, anciennement Cepsa, a annoncé un accord pour céder ses participations dans trois champs pétroliers algériens au groupe indonésien Pertamina. Cette opération, dont le montant n’a pas été communiqué, s’inscrit dans sa stratégie de désengagement de l’exploration-production au profit des énergies moins carbonées.

Le groupe espagnol Moeve poursuit son retrait des activités pétrolières traditionnelles. Il a conclu un accord avec PT Pertamina Algeria Eksplorasi Produksi, filiale du groupe public indonésien Pertamina, pour céder ses participations dans trois champs pétroliers terrestres situés dans le bassin de Berkine, en Algérie.

L’opération concerne les champs de Rhourde el Khrouf, Bir el Msana et Ourhoud. Ses conditions financières n’ont pas été dévoilées. Sa finalisation reste soumise aux autorisations des autorités algériennes compétentes.

Un retrait qui pourrait également concerner le gaz

Selon Reuters, qui cite une source informée du dossier, Moeve aurait également accepté de vendre sa participation dans le champ gazier terrestre de Timimoun.

Cette opération distincte n’a toutefois pas été mentionnée dans le communiqué officiel de l’entreprise. Son calendrier et ses modalités restent donc à confirmer.

La cession annoncée s’inscrit dans un programme de désinvestissement engagé depuis plusieurs années. Moeve a notamment vendu des actifs pétroliers à Abou Dhabi et en Amérique du Sud afin de réduire son exposition à l’exploration-production.

L’hydrogène vert au cœur du repositionnement

Anciennement connue sous le nom de Cepsa, l’entreprise a adopté l’identité Moeve en 2024 pour accompagner sa transformation vers des activités énergétiques moins carbonées.

Cette stratégie repose notamment sur l’hydrogène vert et les biocarburants, dans le cadre d’un plan d’investissement annoncé de 8 milliards d’euros.

Contrôlé à hauteur d’environ 62 % par le fonds souverain émirati Mubadala, contre 38 % pour le groupe américain Carlyle, Moeve conserve également des activités de raffinage en Espagne.

Malgré son retrait pétrolier, le groupe n’exclut pas de nouveaux investissements en Algérie. Il entend continuer à explorer des opportunités dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et les industries chimiques.

Pour l’Algérie, cet accord traduit une évolution des participations étrangères dans ses actifs pétroliers, sans annoncer à ce stade de nouvelles capacités de production.

CHIFFRES CLÉS

  • 3 champs pétroliers concernés par l’accord de cession en Algérie.
  • 8 milliards d’euros : montant du plan d’investissement annoncé par Moeve.
  • 62 % environ du capital détenu par Mubadala.
  • 38 % environ détenus par Carlyle.
  • 2024 : année du changement de nom de Cepsa en Moeve.

Communiqué officiel de Moeve :