
Dans une déclaration à la TAP, elle a relevé une hausse annuelle du nombre de participants tunisiens et un intérêt croissant pour la transition écologique et énergétique.
Tout en rappelant qu’un événement promotionnel s’est tenu à Tunis l’an dernier, avec des investisseurs et des organisations, Astolfi a précisé qu’il visait à faire connaître les opportunités d’investissement du secteur.
Elle a ajouté que la coopération porte aussi sur la valorisation des déchets métalliques, des résidus agricoles et des déchets électriques et électroniques. Ces derniers contiennent des matières premières vitales et stratégiques, dont l’importance grandit dans la transition écologique et énergétique.
La Tunisie constitue, selon elle, un partenaire important pour développer ces filières aux côtés des pays européens.
De son côté, le président du comité scientifique et technique d’Ecomondo, Fabio Fava, a indiqué à la TAP que le statut de la Tunisie, pays partenaire du programme européen de recherche et d’innovation “Horizon Europe”, lui offre des chances supplémentaires de participer aux projets de recherche et technologiques européens.
Tout en soulignant que la présence au salon de la Commission européenne, de son Centre commun de recherche et de sa direction générale de la recherche et de l’innovation est une opportunité, il a expliqué qu’elle permet aux chercheurs, institutions et universités tunisiens de s’informer sur les futurs financements et de nouer des partenariats avec leurs homologues européens. Le programme consacre 15 milliards d’euros à l’année 2027.
La participation des entreprises tunisiennes à Ecomondo, salon dédié aux technologies vertes et à l’économie circulaire, est passée à 40 cette année. Quatorze d’entre elles figurent parmi les acheteurs internationaux invités, un groupe de plus de 1.000 acheteurs d’Europe, du Moyen-Orient, d’Asie, d’Afrique et des Amériques.
Le salon, qui se poursuit jusqu’à vendredi, a également accueilli une affiche scientifique du chercheur Abdelhalim Latrach sur la transformation des déchets organiques en biochar.
La start-up tunisienne “Hasna pour les services pétroliers” a participé, mercredi, à une session sur la pollution pétrolière en Méditerranée organisée par le comité scientifique et technique d’Ecomondo et le Centre euro-méditerranéen sur les changements climatiques avec la direction générale de la recherche et de l’innovation de la Commission européenne.
Basée à Tataouine, l’entreprise a présenté son savoir-faire en nettoyage de cuves, gestion des déchets dangereux et traitement des eaux polluées par les huiles.
Ces domaines sont essentiels pour limiter l’impact durable des hydrocarbures sur les écosystèmes marins et côtiers, a déclaré son jeune directeur, Achraf Gorsane, à l’agence TAP, réaffirmant l’engagement de la société en faveur des solutions durables et des pratiques responsables.
Tout en rappelant que les compétences tunisiennes offrent des perspectives prometteuses face aux défis environnementaux, la société a souligné la capacité des entreprises du pays à développer des solutions conformes aux normes internationales, ouvrant ainsi de nouveaux champs de coopération et de partenariat à l’international.


