Quarante entreprises tunisiennes participent à la 29e édition du salon Ecomondo 2026 dédié aux technologies vertes et à l’économie circulaire, dont 14 en qualité d’acheteurs internationaux.
Leurs représentants ont mené, mercredi, des entretiens directs avec des sociétés, sur une plateforme préétablie, selon des données communiquées à la TAP par la société “Meda”, spécialisée dans l’organisation de délégations aux salons internationaux.
Ces 14 entreprises opèrent dans la gestion et le recyclage des déchets, le traitement de l’eau, la bioénergie et la dépollution des sols.
Vingt-six autres ont fait le déplacement comme visiteurs accompagnateurs de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et de la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH).
Elles figurent parmi plus de 64 entreprises africaines venues de Tunisie, du Maroc, du Sénégal et de Côte d’Ivoire, outre l’Egypte, le Ghana et l’Algérie, présents en participation directe.
S’adressant à la TAP, le directeur des structures nationales de l’UTICA, Anis Gharbi, a indiqué que les 12 entreprises affiliées à l’organisation activent dans six secteurs liés à la collecte et gestion des déchets, au recyclage et valorisation, plastique, produits d’entretien et de nettoyage, chimie, caoutchouc et pneumatiques.
Ces domaines recoupent avec la vision d’Ecomondo 2026, référence mondiale en matière de transition écologique.
Le salon promeut le tri et le recyclage de matières premières comme le plastique et le caoutchouc, ainsi que la “chimie verte” fondée sur des matériaux biodégradables, la réduction de l’empreinte carbone et le traitement des polluants.
Tout en soulignant que cette participation annuelle ouvre des perspectives prometteuses, Gharbi a relevé qu’elle permet d’être à l’affût des dernières solutions de recyclage des déchets composites (plastique, caoutchouc, pneus).
Elle permet aussi de localiser des applications de “chimie verte” pour fabriquer des produits d’entretien écologiques et biodégradables.
Cette édition a également permis à des chefs d’entreprise d’explorer des pistes de développement, l’Italie étant pionnière dans la transformation du caoutchouc, notamment, en équipements de recyclage et en valorisation du caoutchouc usagé.
Elle a aussi ouvert la voie à des échanges et à des partenariats compatibles avec les chaînes de production nationales et les normes européennes et internationales récentes qui facilitent l’accès des produits recyclés aux marchés mondiaux.
Pour sa part, la FTTH participe pour la troisième fois consécutive avec 14 entreprises de l’habillement, du lavage-teinture et de la finition, et du textile technique, issues de plusieurs pôles industriels, a indiqué à l’agence TAP un de ses membres, Moez Kechida.
Le salon a permis à leurs représentants de s’informer sur les innovations en matière de recyclage et d’économie circulaire dans le textile.
Ces avancées pourraient les aider à relever les défis liés à la consommation d’eau et d’énergie et au respect de la législation tunisienne et des normes européennes de traitement de l’eau.
Tout en saluant les deux participations précédentes, Kchida a rappelé qu’elles ont permis à certaines entreprises, notamment les PME, d’accéder à des solutions moins coûteuses de recyclage des eaux industrielles, face au coût élevé d’une station de traitement.
Elles ont aussi donné accès à de nouvelles techniques de recyclage des déchets textiles.
La dernière participation a permis, selon lui, de découvrir les techniques de tri et de recyclage, de choisir la machine à acquérir après appel d’offres et de lancer le projet pilote de recyclage des vêtements tunisiens usagés, financé par l’Union européenne.



