Le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi a plaidé, mercredi, en faveur du renforcement de la coopération et l’intégration numériques dans le monde arabe, à travers l’élaboration d’un agenda numérique arabe pour la prochaine décennie, l’intensification des échanges d’expériences et d’expertises, et le lancement de programmes conjoints de renforcement de capacités humaines.

Intervenant à l’ouverture des travaux de la sixième session du Comité sur la technologie au service du développement, Hermissi a fait savoir que la Tunisie continue à œuvrer avec la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (CESAO) et les autres États membres, pour améliorer le partage d’expertises, développer des programmes de renforcement des capacités et mettre en œuvre des initiatives et des projets numériques communs, afin d’assurer un développement global et équitable dans la région arabe.

Il a souligné, aussi, la nécessité de concevoir des cadres de gouvernance responsable et sécurisée pour l’intelligence artificielle, tout en favorisant l’inclusion numérique et en garantissant un accès équitable à la technologie et aux services numériques.

La transition numérique constitue, q-t-il affirmé, un choix stratégique pour la Tunisie et un levier essentiel de développement économique et social global et durable, relevant que l’État tient à améliorer les infrastructures numériques, à accélérer la numérisation et la simplification des services publics, renforcer la cybersécurité, et investir dans le développement des compétences et de l’expertise numériques.

De son côté, la secrétaire exécutive de la CESAO (ESCWA) , Rania Al-Mashat, a indiqué qu’uniquement 70% de l’ensemble des habitants de la région utilisent l’Internet, et que les sites web en langue arabe ne représentent que 1 % de l’ensemble des sites web mondiaux, et ce, malgré qu’on recense plus de 400 millions d’arabophones.

Face à cette réalité, elle a recommandé, de développer des écosystèmes numériques plus inclusifs et de concevoir des solutions collectives adaptées aux caractéristiques et aux besoins spécifiques de la région arabe, rappelant que la CESAO met à la disposition des États membres un soutien technique et politique, pour accélérer leurs progrès dans le domaine numérique.

Al-Mashat a souligné, également, l’enjeu de poursuivre la mise en œuvre de l’Agenda numérique arabe, précisant qu’il est prévu de finaliser la révision de cet Agenda, de publier le Rapport de développement numérique dans la région arabe, et de mettre en place un Observatoire arabe du développement numérique, et ce, à l’horizon de l’année 2028.

Le champ d’application de l’Agenda numérique arabe sera élargi pour inclure l’intelligence artificielle, les technologies émergentes et le développement durable, selon les données présentées à cette occasion. Cela pourrait renforcer la capacité des Etats arabes à suivre le rythme des transformations technologiques mondiales et à soutenir la réalisation des objectifs de la Vision arabe 2045.