Bitcoin, portefeuille numérique et cadenas devant un ordinateur affichant un pirate informatique, accompagnés de symboles évoquant les tentatives de fraude.Les cryptomonnaies permettent de transférer des actifs sans intermédiaire bancaire traditionnel. Mais cette autonomie peut devenir un risque majeur. Piratages de plateformes, faux investissements, vols de mots de passe et erreurs de transfert peuvent provoquer des pertes difficiles, parfois impossibles, à récupérer.

Une blockchain sécurisée ne signifie pas un utilisateur protégé

Les grandes blockchains reposent sur des mécanismes cryptographiques conçus pour empêcher la modification frauduleuse des transactions.

Les pirates cherchent souvent d’autres failles : plateformes d’échange, logiciels de portefeuille, contrats intelligents ou appareils des utilisateurs.

Un réseau peut donc continuer à fonctionner normalement pendant qu’une entreprise ou un particulier subit un vol.

Le danger des clés privées

La clé privée permet d’autoriser l’utilisation des actifs associés à une adresse numérique.

Si un escroc l’obtient, il peut transférer les fonds. Si son propriétaire perd définitivement ses moyens de récupération, il peut perdre l’accès à ses actifs.

C’est pourquoi les phrases de récupération ne doivent jamais être communiquées à un tiers ni saisies sur un site inconnu.

CHIFFRES CLÉS

  • 2025 : année de référence des estimations de fraude.
  • Au moins 14 milliards de dollars : flux reçus par les escroqueries identifiées pour 2025, selon Chainalysis.
  • Plus de 17 milliards de dollars : niveau que ces flux pourraient dépasser après révision, selon l’estimation publiée en janvier 2026.

Des fraudes de plus en plus sophistiquées

Faux conseillers financiers, promesses de rendements garantis, sites imitant des plateformes officielles et messages frauduleux constituent des menaces récurrentes.

Les criminels utilisent aussi l’intelligence artificielle pour produire de fausses identités, images ou conversations crédibles.

Selon les estimations publiées en janvier 2026 par Chainalysis, les escroqueries en cryptomonnaies ont reçu au moins 14 milliards de dollars en 2025. Le cabinet estimait que ce montant pourrait dépasser 17 milliards après identification de nouvelles adresses frauduleuses.

Il s’agit d’estimations évolutives, non d’un bilan définitif.

Comment réduire les risques ?

Quelques précautions sont essentielles : utiliser des services dont le statut réglementaire est vérifiable, activer une authentification forte, protéger ses clés, se méfier des rendements garantis et vérifier soigneusement les adresses de destination.

Pour les montants importants, un dispositif de conservation hors ligne peut réduire certains risques informatiques, sans éliminer les erreurs humaines.

La première protection n’est pas une technologie miracle : c’est la compréhension de ce que l’on contrôle et de ce que l’on risque de perdre.

EN BREF

  • Les cryptomonnaies exposent les utilisateurs à plusieurs catégories de risques : vol, piratage, fraude et erreur humaine.
  • La sécurité d’une blockchain ne garantit pas celle des plateformes ou des portefeuilles.
  • Une clé privée compromise peut permettre le transfert frauduleux des actifs.
  • Les escroqueries utilisent de plus en plus l’usurpation d’identité et les outils d’intelligence artificielle.
  • Les pertes peuvent être difficiles à récupérer.
  • Vérifier les prestataires, protéger ses accès et refuser les promesses de gains garantis constituent des précautions fondamentales avant toute opération.