Un séminaire régional consacré aux cultures protégées et géothermiques, ainsi qu’aux moyens de lutte contre les insectes vecteurs de virus, s’est tenu, mardi, à Kébili, à l’initiative du Centre technique des cultures protégées et géothermiques, en partenariat avec le Commissariat régional au développement agricole (CRDA).
Cette rencontre a réuni des représentants des administrations concernées, des agriculteurs ainsi que des acteurs des secteurs bancaire et des assurances, autour des enjeux liés au développement de ces cultures et à la protection des productions agricoles.
À cette occasion, le directeur général du Centre technique des cultures protégées et géothermiques, Mabrouk Ghiloufi, a indiqué que la superficie consacrée à ces cultures dans le gouvernorat de Kébili avoisine actuellement 90 hectares.
Il a souligné que le secteur, essentiellement composé de petits producteurs, nécessite une meilleure organisation collective, notamment sous forme de sociétés coopératives ou communautaires, afin de faciliter l’approvisionnement en plants et en produits phytosanitaires.
Il a également relevé que la filière est confrontée à plusieurs difficultés liées aux changements climatiques, notamment les dégâts provoqués par les vents violents et la grêle, ainsi qu’à la multiplication des ravageurs et des maladies, à la hausse des coûts de production et aux difficultés de commercialisation.
Le responsable a, par ailleurs, appelé les agriculteurs à mettre en place une plateforme commune pour la collecte et l’exportation de leurs productions, soulignant l’importance des marchés extérieurs dans l’amélioration de leurs revenus. À titre d’exemple, les exportations de tomates dans certains gouvernorats voisins ont atteint près de 40 mille tonnes, pour une valeur estimée à 260 millions de dinars.
De son côté, la directrice générale de la santé végétale et du contrôle des intrants agricoles au ministère de l’Agriculture, Naïma Mahfoudhi, a souligné l’importance des cultures protégées et géothermiques, qui permettent d’approvisionner le marché en dehors des périodes de production saisonnière et présentent un potentiel important à l’exportation.
Elle a également insisté sur la nécessité d’être à l’écoute des préoccupations des agriculteurs et de rechercher des solutions dans le cadre d’une stratégie nationale intégrée.
Les agriculteurs présents ont, pour leur part, appelé à renforcer l’accompagnement du secteur, notamment face aux pertes occasionnées par les calamités naturelles, à l’endettement, à la hausse des coûts de production et aux problèmes liés à la salinisation des eaux et à l’arrêt de certains puits géothermiques.
Le séminaire a également été l’occasion de présenter les mécanismes d’indemnisation du Fonds des calamités agricoles, les dispositifs d’assurance, ainsi que les nouveautés en matière de crédits et de subventions agricoles. Des communications ont également porté sur les méthodes de lutte contre les insectes vecteurs de virus dans le contexte des changements climatiques.
La rencontre a été clôturée par des visites de terrain dans plusieurs projets de cultures géothermiques et la distribution de produits phytosanitaires aux agriculteurs.


