La Tunisie pourrait connaître un début d’hiver marqué par des températures supérieures aux normales saisonnières et des précipitations déficitaires. Les dernières prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM) font apparaître un risque particulier pour le Nord et le Centre du pays, avec des enjeux importants pour les ressources en eau et l’agriculture.

L’hiver 2026-2027 pourrait se révéler moins favorable aux précipitations que les moyennes climatiques habituelles. Selon les prévisions saisonnières publiées le 2 novembre par l’INM, les températures devraient dépasser les normales durant la période allant de novembre 2026 à janvier 2027.

Les modèles météorologiques signalent également la possibilité de précipitations inférieures aux moyennes, particulièrement dans les régions du Nord et du Centre.

Des températures supérieures aux normales

Sur la période de référence 1991-2020, les températures moyennes habituelles de novembre à janvier oscillent entre 8 et 15 °C dans le Nord et le Centre, contre 12 à 16 °C dans le Sud.

L’INM privilégie cette année un scénario plus chaud, sans préciser l’ampleur du dépassement attendu.

Cette tendance ne signifie toutefois pas l’absence de périodes froides. Les prévisions saisonnières décrivent une évolution générale et non les conditions météorologiques de chaque journée.

Des précipitations potentiellement déficitaires

La pluviométrie constitue le principal point de vigilance. Habituellement, les cumuls de novembre à janvier atteignent entre 116 et 475 mm dans le Nord et les régions côtières, contre 56 à 106 mm dans le Centre-Ouest et 29 à 89 mm dans le Sud.

Un déficit pluviométrique pourrait peser sur les ressources hydriques et compliquer les conditions de la campagne agricole, particulièrement dans les zones dépendantes des précipitations.

Ces conséquences restent néanmoins conditionnées aux quantités de pluie effectivement enregistrées et à leur répartition géographique.

Une tendance à confirmer

Les projections de l’INM ne constituent pas une annonce de sécheresse généralisée. Des épisodes pluvieux importants demeurent possibles malgré une tendance saisonnière déficitaire.

Pour l’agriculture et la gestion des ressources en eau, les prochains bulletins météorologiques seront donc déterminants. Ils permettront de préciser l’évolution des précipitations durant l’hiver, notamment en février, mois non couvert par les présentes prévisions.

CHIFFRES CLÉS

  • 8 à 15 °C : températures moyennes habituelles au Nord et au Centre.
  • 12 à 16 °C : températures moyennes habituelles au Sud.
  • 116 à 475 mm : précipitations saisonnières normales au Nord et sur le littoral.
  • 1991-2020 : période climatique de référence.

INM — Prévisions saisonnières