Une nouvelle grève nationale des transporteurs de carburants est annoncée pour les 23, 24 et 25 novembre 2026. À l’origine de ce mouvement, un conflit social persistant autour d’un accord signé en 2019. Si les négociations échouent, les livraisons aux stations-service pourraient être perturbées, avec des conséquences sur l’activité économique.
Un conflit social vieux de sept ans
L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a déposé, lundi 2 novembre, un préavis de grève de trois jours dans l’ensemble des entreprises de transport des hydrocarbures sur le territoire tunisien.
Au cœur du différend figure l’accord du 2 mai 2019, dont les représentants syndicaux dénoncent la non-application.
TRANSPORT – Carburants : à quatre jours de la grève, quel est le véritable risque de perturbation ?
Les revendications portent notamment sur les primes liées à la pénibilité du transport de matières dangereuses, la reconnaissance professionnelle des conducteurs et la régularisation des cotisations sociales auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
L’organisation syndicale appelle les autorités à intervenir rapidement pour éviter une nouvelle escalade.
Des tensions déjà observées en août et septembre
Le secteur avait connu des perturbations en août 2026, notamment autour de la zone pétrolière de Radès. Plusieurs stations-service avaient alors rencontré des difficultés d’approvisionnement, provoquant des files d’attente.
Un précédent préavis avait ensuite été déposé pour les 23 et 24 septembre, sans permettre de résoudre durablement le conflit.
La nouvelle mobilisation annoncée en novembre témoigne ainsi de la persistance des désaccords.
Quels risques pour l’approvisionnement ?
Le principal danger concerne la chaîne logistique reliant les dépôts pétroliers aux stations-service.
Une interruption prolongée des livraisons pourrait provoquer des ruptures ponctuelles, particulièrement dans les stations disposant de réserves limitées.
Les entreprises de transport, les taxis, les services de livraison et certaines activités industrielles pourraient également subir des perturbations.
Toutefois, une grève des transporteurs ne signifie pas automatiquement une pénurie nationale de carburants. L’ampleur des conséquences dépendra des stocks disponibles, des dispositifs de continuité et du niveau réel de mobilisation.
D’ici au 23 novembre, la priorité reste donc la reprise du dialogue social. Pour les pouvoirs publics comme pour les opérateurs économiques, l’enjeu dépasse le conflit salarial : il concerne la continuité d’un service stratégique pour l’ensemble de l’économie tunisienne.
ENCADRÉ PRATIQUE — Ce que doivent savoir les automobilistes
- Dates annoncées : 23, 24 et 25 novembre 2026.
- Secteur concerné : transport des carburants, à l’échelle nationale.
- Stations-service : aucune fermeture générale annoncée.
- Risque principal : retards de livraison et ruptures localisées si la grève est maintenue.
- Précaution : éviter les achats de précaution excessifs et suivre les communications officielles.
À retenir : le préavis est confirmé, mais une perturbation généralisée de l’approvisionnement ne l’est pas.


