Les travaux de la 3e édition de la Conférence euro-méditerranéenne sur les matériaux, les dispositifs et les systèmes “EMCM-2026” ont démarré mercredi à Sousse, à l’initiative de l’Institut national des sciences appliquées et de technologie de Tunis (INSAT), en collaboration avec l’Université Grenoble Alpes et l’Institut national des sciences appliquées de Lyon (INSA Lyon).

Cette conférence porte sur la coopération dans le domaine de la mécatronique, qui inclut la conception et la fabrication de composants de précision destinés aux dispositifs technologiques, notamment ceux utilisés dans le développement d’applications pour smartphones ainsi que dans les industries automobile et informatique, a indiqué le directeur de l’INSAT Adnane Abdelghani, dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP).

Selon lui, cette rencontre rassemble des enseignants universitaires, des chercheurs, des étudiants et des ingénieurs venus de plusieurs pays, dont la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la France, l’Italie, la Belgique et l’Espagne.

Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mondher Belaïd, a présidé l’ouverture de la conférence, en présence du gouverneur de Sousse, Sofiane Tanfouri. A cette occasion, il a souligné l’importance de la mécatronique pour répondre aux besoins économiques et renforcer la coopération scientifique entre les établissements universitaires et de recherche.

De son côté, le directeur de l’INSAT, Adnane Abdelghani, a souligné l’importance des composants utilisés dans la fabrication de dispositifs de précision et des matériaux rares, relevant que le contexte mondial actuel est marqué par une concurrence accrue et par la recherche de solutions visant à renforcer la coopération dans ce domaine.

S’agissant de la disponibilité des matériaux rares en Tunisie, le directeur de l’INSAT, également chercheur dans ce domaine, a estimé que le pays ne disposerait pas de métaux rares. Il a, toutefois, souligné que des efforts de recherche se poursuivent en Tunisie en vue de développer une filière nationale dans ce domaine, en s’appuyant sur les compétences scientifiques disponibles, notamment le capital humain, ainsi que sur la présence du Centre de recherche en mécatronique à Sousse.

Il a mis en avant les liens étroits entre la mécatronique, qui concerne notamment la fabrication de composants de précision, et les centres de recherche en intelligence artificielle. Ce domaine prometteur offre des perspectives que la Tunisie pourrait exploiter pour développer son expertise, favoriser la production locale de ces technologies et promouvoir leurs applications dans le pays, a-t-il conclu.