Le 8ème Colloque international tuniso-hispano-américain des intellectuels et écrivains s’est ouvert mardi à l’Université de La Manouba, autour du thème « Les études hispaniques et l’interaction entre les cultures ».
Organisée du 25 octobre au 1er novembre 2026, cette rencontre réunit des universitaires, écrivains et poètes d’Espagne, de Colombie, de Cuba, d’Argentine, du Mexique et d’Algérie.
Le directeur du département d’espagnol de l’Université de La Manouba, Ridha Mami, a souligné l’importance des partenariats académiques et littéraires noués dans le cadre de cette manifestation, organisée depuis 2011. Il a également mis en avant le rôle de la littérature et de la traduction dans le dialogue entre les cultures, notamment autour de questions universelles telles que la liberté, la dignité, la justice et la mémoire.
L’ambassadeur d’Espagne en Tunisie, Isidro González Afonso, a, pour sa part, souligné la contribution de ces rencontres au rapprochement culturel et à la promotion de la langue espagnole. Il a indiqué que près de 70.000 étudiants apprennent actuellement cette langue en Tunisie.
Le président de l’Académie internationale des sciences, de la technologie, de l’éducation et des sciences humaines de Valence, José Hoyo Rodrigo, a présenté une conférence intitulée « La Méditerranée : point de rencontre entre la Tunisie et l’Espagne », consacrée à l’histoire des relations entre les deux pays et aux perspectives de coopération scientifique.
En marge du colloque, le président de l’Université de La Manouba, Ameur Cherif, et le journaliste et écrivain Maher Abderrahmane ont été nommés membres d’honneur de cette académie espagnole et ont reçu leurs insignes et diplômes honorifiques.
Le romancier tunisien Hassanine Ben Ammou a également été honoré pour ses œuvres historiques consacrées aux Morisques, notamment « Al Moureskia » et « Al-Andaloussya », publiées en 2021 aux éditions Arabesques.
L’événement célèbre également plusieurs figures de la poésie contemporaine, dont les Espagnols José Luis Marín Aranda, Jesús María Gómez y Flores et Basilio Rodríguez Cañada, la Mexicaine Beatriz Saavedra Gastélum, ainsi que la Colombienne Luisa Ballesteros Rosas.
Les travaux scientifiques du colloque se poursuivront jusqu’au vendredi 30 octobre avec des panels consacrés à la société dans la littérature, à la liberté de création et au plurilinguisme.
Des visites académiques sont également prévues au Centre des recherches et des études pour le dialogue des civilisations et des religions comparées de Sousse et à l’Institut supérieur des langues de Moknine, relevant de l’Université de Monastir.


