Lors des assemblées annuelles d’automne du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, tenues, au début du mois d’octobre 2026, à Bangkok (Thailande), le FMI a dévoilé les nouvelles prévisions macroéconomiques des pays partenaires du Fonds.
Concernant la Tunisie, le FMI table sur une croissance 2026 – à 2,4% (+0,3%) par rapport aux prévisions d’avril 2026.
Le FMI devait néanmoins nuancer ses prévisions pour la Tunisie. Il estime que cette croissance sera accompagnée par une dégradation des déficits jumeaux (déficit public et déficit de la balance courante), engendrée par la hausse des cours internationaux de l’énergie.
Selon l’Institution de Bretton wood’s, le déficit public sera, en 2026, sera de l’ordre de 8,6% du PIB, contre un objectif initial de 5,9% prévu par la loi de finances 2026.
Quant au déficit courant, le FMI l’estime à 4,9% du PIB, soit une dégradation de +0,7% par rapport aux prévisions d’avril 2026.
Toujours d’après le FMI, le taux d’investissement devrait également diminuer pour atteindre 8,9% du PIB (-1,5%) par rapport aux prévisions d’avril dernier).
Au niveau régional, la zone MENA, le FMI estime qu’elle sera particulièrement affectée par le conflit au Moyen-Orient et devrait, par conséquent, connaître une récession avec un taux de croissance à -2% en 2026 (- 1,5% par rapport aux prévisions de juillet 2027), mais avec un fort rebond attendu en 2027 (+7%).
À l’échelle mondiale, la production devrait, d’après le le FMI, continuer de croître en dépit des chocs. La croissance mondiale atteindrait 3,1% en 2026 – soit une révision à la hausse de 0,1% par rapport aux prévisions de juillet 2026 et 3,4% en 2027.
ABS


