
Portée par une dramaturgie du Britannique Andrew Gardiner, cette pièce d’une heure et demie met en scène les danseurs du Ballet de l’Opéra de Tunis dans une écriture axée sur le mouvement, la sensibilité et l’exil de la princesse Elyssa-Didon, fondatrice de Carthage.
Sur le plan sonore, le spectacle déploie un univers métissé où la partition baroque originale de Purcell dialogue avec des compositions musicales arabes et tunisiennes.
Un extrait de cette déclinaison chorégraphique autonome, alors en phase de création, avait été dévoilé en prélude lors de la soirée d’ouverture du 39e Festival international de musique symphonique d’El Jem, en juillet dernier.
Cette création marque une nouvelle étape dans l’histoire du Théâtre de l’Opéra de Tunis avec l’œuvre de Purcell. En mars 2019, le Ballet de l’Opéra de Tunis s’était associé à la compagnie italienne OPLAS pour proposer une première version chorégraphique moderne conçue par l’Italien Luca Bruni.
Présenté dans des décors minimalistes devant un public restreint, ce spectacle d’une heure et demie avait bénéficié du soutien de l’Institut culturel italien de Tunis, dans le cadre du programme « Italie, Culture, Méditerranée ».
Les 14 et 15 mai 2026, le Théâtre de l’Opéra de Tunis avait présenté une production lyrique de Didon et Énée, réunissant le Ballet et le Chœur de l’Opéra de Tunis, des musiciens tunisiens et l’ensemble baroque français Les Épopées, sous la direction musicale de Stéphane Fuget et la mise en scène d’Omar Rajeh.
Créé à la fin du XVIIe siècle, l’opéra baroque « Didon et Énée » d’Henry Purcell s’inspire notamment du récit de Didon dans « L’Énéide » du poète latin Virgile. L’histoire se déroule à Carthage, après la guerre de Troie. Énée, prince troyen en exil, est accueilli par la reine Didon.
Alors qu’une histoire d’amour s’installe entre eux, Énée est appelé à poursuivre son destin. Abandonnée, Didon exprime son désespoir dans le célèbre lamento qui précède sa mort.
À travers ces différentes productions, le mythe de Didon et Énée traverse les siècles, faisant résonner la passion contrariée des deux figures antiques et le thème de l’exil avec les réalités de la Méditerranée contemporaine.


