• L’intelligence artificielle stimule l’investissement et soutient une partie de la croissance mondiale. Mais derrière cette dynamique, le Fonds monétaire international met en garde contre les bouleversements du marché du travail et les vulnérabilités économiques que pourrait provoquer cette transformation technologique.

L’intelligence artificielle apparaît désormais comme un moteur de l’économie mondiale, mais ses bénéfices pourraient être inégalement répartis. Pour le Fonds monétaire international (FMI), l’enjeu dépasse la seule progression des investissements technologiques : il concerne aussi l’emploi, les revenus et la capacité des États à accompagner les transformations économiques.

Une croissance soutenue par le boom technologique

Dans ses perspectives économiques de juillet 2026, le FMI souligne que la demande liée à l’intelligence artificielle soutient l’activité des économies intégrées aux chaînes de valeur technologiques.

L’institution prévoit une croissance mondiale de 3 % en 2026 et de 3,4 % en 2027. Ces prévisions concernent l’ensemble de l’économie mondiale et ne représentent pas une estimation de la seule contribution de l’IA.

Cette dynamique reste toutefois inégale. Les pays qui participent directement à la production de technologies bénéficient davantage de l’expansion des investissements que les économies moins intégrées à ces activités.

L’emploi face à une transformation profonde

Le marché du travail constitue l’une des principales préoccupations.

Selon une analyse publiée en juin 2026 par Dan Katz, premier directeur général adjoint du FMI, environ 40 % des emplois dans le monde pourraient être affectés, d’une manière ou d’une autre, par l’intelligence artificielle.

Cette exposition ne signifie pas que tous ces postes disparaîtront. Certains métiers pourraient être transformés, tandis que de nouvelles compétences deviendraient nécessaires.

Des risques pour les finances publiques

Les conséquences pourraient également atteindre les budgets nationaux.

Dans son rapport annuel 2026, le FMI évoque les risques économiques, financiers et budgétaires associés à une éventuelle correction brutale des investissements dans l’IA, notamment dans les pays déjà fortement endettés.

L’accompagnement des travailleurs et l’adaptation des politiques publiques deviennent ainsi des enjeux importants.

Une transition à maîtriser

Pour le FMI, les résultats économiques de cette révolution dépendront largement de la diffusion des technologies, de la formation des travailleurs et de la capacité d’adaptation des institutions.

La question n’est donc plus seulement de savoir combien l’IA peut apporter à la croissance, mais comment ses bénéfices et ses coûts seront répartis entre entreprises, salariés et États.

Chiffres clés<

– 3 %

Croissance mondiale prévue en 2026 par le FMI

– 3,4 %

Croissance mondiale prévue en 2027

– 40 %

Part approximative des emplois mondiaux potentiellement affectés par l’IA

Sources : FMI, Perspectives économiques mondiales de juillet 2026 et analyse de juin 2026. Les prévisions de croissance ne mesurent pas exclusivement l’effet de l’IA.