Les nouvelles constatations réalisées dans le gouvernorat de Kasserine révèlent des dommages agricoles pouvant atteindre 100 % localement. Alors que les services agricoles poursuivent leurs évaluations, les producteurs sinistrés réclament une intervention et un rééchelonnement de leurs dettes.
Les dégâts provoqués par les récentes précipitations accompagnées de grêle dans le gouvernorat de Kasserine prennent une nouvelle dimension. Selon les informations publiées par Radio Gafsa le 13 octobre 2026, certains agriculteurs de Sbiba évoquent des pertes atteignant la totalité des récoltes dans des zones touchées.
Mohamed Hassan Azhari, président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Kasserine, estime que les dommages varient de 15 % à 100 %, selon les territoires et les cultures.
Ces pourcentages correspondent à des estimations localisées et ne constituent pas un bilan global du gouvernorat.
Oliviers et cultures maraîchères affectés
Les dommages concernent notamment les oliviers, les tomates, les poivrons, les courges et d’autres cultures maraîchères.
Les services agricoles, la cellule de vulgarisation agricole et les autorités locales se sont déplacés dans les zones sinistrées afin d’évaluer l’ampleur des pertes.
Cette actualisation intervient après les premières informations publiées par WMC le 10 octobre, qui évoquaient déjà des dommages importants dans plusieurs délégations.
À cette date, les interrogations portaient notamment sur les conséquences possibles pour la campagne oléicole 2026-2027, dont la production régionale avait été précédemment estimée à environ 100 000 tonnes.
Aucune révision consolidée de cette prévision n’est actuellement établie dans les sources consultées.
La question des indemnisations devient centrale
Au-delà de la destruction des récoltes, les témoignages recueillis par Radio Gafsa mettent en évidence les difficultés économiques rencontrées par les exploitants.
Certains producteurs demandent une intervention urgente pour compenser les dommages ainsi qu’un rééchelonnement de leurs dettes.
La question est désormais de savoir comment les pertes seront évaluées et quelles possibilités de compensation pourront effectivement être mobilisées.
Plusieurs informations restent cependant indispensables : les superficies touchées, la valeur financière des récoltes perdues, la couverture assurantielle éventuelle et les dispositifs d’aide applicables.
Sans ces éléments, il demeure impossible d’évaluer le coût économique total du sinistre ou les sommes susceptibles d’être indemnisées.
L’enjeu est donc double : achever l’évaluation des dommages et déterminer les réponses financières accessibles aux producteurs les plus durement touchés.
Site : Ministère de l’Agriculture


