Les travaux du projet de protection des villes et zones urbaines contre les inondations dans le gouvernorat d’Ariana avancent à des taux oscillant entre 55 et 80 %, pour une mise en service prévue en juin 2027, a indiqué dimanche le directeur de l’hydraulique urbaine au ministère de l’Équipement et de l’Habitat, Chokri Khelifi.

Financé par le Fonds saoudien de développement sous forme d’un prêt global d’environ 180 millions de dinars (MD), le projet comprend quatre lots à Ariana, pour un coût total de 101 MD, tandis qu’un cinquième concerne notamment Oued Ettabak, à La Marsa, dans le gouvernorat de Tunis.

Les travaux portent sur l’aménagement des oueds, la réalisation de canaux d’évacuation et d’ouvrages hydrauliques, ainsi que l’aménagement des routes et des espaces verts dans les zones ciblées, notamment Mnihla, Raoued, Soukra et Ariana.

Le premier lot, consacré à la protection de Mnihla, affiche un taux d’avancement de 70 %, contre 55 % pour le deuxième, relatif à l’aménagement de tronçons des oueds Kharroub et Roriche. Le troisième lot, destiné à protéger Raoued, a atteint 63 %, tandis que le quatrième, concernant Soukra et Ariana, enregistre le taux le plus élevé, soit 80 %.

Khelifi a souligné que plusieurs contraintes techniques et de terrain peuvent ralentir les travaux, notamment le déplacement des réseaux publics, en particulier les conduites d’eau potable, les précipitations et la présence de constructions anarchiques.

Il a précisé que la majorité des ouvrages sont conçus pour absorber des pluies ayant une période de retour de 20 ans. Face aux changements climatiques et à l’expansion urbaine, il a insisté sur la nécessité d’actualiser les études hydrologiques au moins tous les dix ans et d’évaluer régulièrement les infrastructures réalisées.