Le gouvernorat de Tataouine accueillera les 5 et 6 novembre 2026 une conférence régionale sur l’investissement et le financement. Après les annonces concernant Knauf et une centrale solaire de 120 MW à Remada Ouest, l’enjeu est désormais de savoir si ces projets peuvent commencer à former un véritable pipeline régional d’investissement.
Tataouine veut mettre porteurs de projets et financeurs autour de la même table. Les 5 et 6 novembre, l’Institut supérieur des études technologiques accueillera une conférence régionale consacrée à l’investissement et au financement.
Une réunion préparatoire, présidée par le gouverneur Amir Gabsi, a associé notamment l’Office de développement du Sud, le Programme des Nations Unies pour le développement, des institutions financières et des structures d’appui. L’objectif annoncé est de créer des contacts directs entre porteurs de projets et organismes de financement et de présenter les opportunités régionales.
Deux projets changent la perspective
Pris isolément, le rendez-vous reste une conférence institutionnelle dont les résultats sont encore inconnus. Mais il intervient après deux annonces significatives pour Tataouine.
Knauf prévoit un investissement de 70 millions de dinars dans une unité d’extraction et de transformation du gypse. Ce montant reste celui d’un projet annoncé, et non d’un investissement déjà réalisé.
À Remada Ouest, un autre projet concerne une centrale solaire photovoltaïque de 120 MW, pour un investissement estimé à près de 80 millions d’euros.
Ces deux dossiers ne peuvent être additionnés mécaniquement : les montants sont exprimés dans des devises différentes et leur état d’avancement n’est pas identique. Ils permettent néanmoins de poser une question : Tataouine commence-t-elle à disposer d’un portefeuille identifiable de projets d’investissement ?
Le vrai test viendra en novembre
Il est encore trop tôt pour l’affirmer. Une conférence d’investissement ne signifie pas que des investissements ont été obtenus, pas plus que la présence de financeurs ne garantit des financements.
Le rendez-vous des 5 et 6 novembre prendra donc sa véritable dimension lorsque seront connus le nombre de projets présentés, les montants recherchés, les financements effectivement engagés et les emplois potentiels associés.
Ce sont ces indicateurs qui permettront de déterminer si Tataouine passe d’une succession d’annonces à la constitution d’un véritable pipeline régional d’investissement.
Site : FIPA


