Le gouvernorat de Sousse a enregistré 216 accidents de la circulation durant juillet et août 2026. Un bilan qui mesure l’ampleur du risque routier estival, mais dont plusieurs données essentielles manquent encore pour évaluer sa gravité réelle.
Deux cent seize accidents en deux mois. Présenté lors d’une journée régionale consacrée à la prévention routière et rapporté par Jawhara FM, le bilan couvre juillet et août 2026, soit 62 jours.
Rapporté à cette période, il représente une moyenne calculée par WMC d’environ 3,5 accidents par jour. Ce rythme donne une mesure de la fréquence des sinistres, mais ne permet pas de conclure que l’été 2026 a été plus dangereux que le précédent : la comparaison avec juillet et août 2025 n’est pas disponible dans les données consultées.
Les heures de pointe sous surveillance
Selon les informations rapportées par Jawhara FM, un nombre important d’accidents s’est produit pendant les heures de pointe, marquées par une circulation plus dense. Aucun décompte précis n’est toutefois fourni pour mesurer leur poids parmi les 216 accidents.
Le bilan de Sousse s’inscrit dans un ensemble régional plus large. L’antenne Centre-Est de l’Observatoire national de la sécurité routière a recensé 685 accidents dans les gouvernorats de Sousse, Monastir et Mahdia depuis le début de 2026 jusqu’au 1er septembre.
Un contexte national préoccupant
À l’échelle tunisienne, 3 384 accidents ont été enregistrés entre le 1er janvier et le 18 septembre 2026, faisant 4 391 blessés et 980 morts, selon les statistiques de l’Observatoire rapportées par Jawhara FM.
Le nombre d’accidents et de blessés est annoncé en recul par rapport à la même période de 2025. En revanche, le nombre de décès progresse de 11,11 %. Moins d’accidents au niveau national ne signifie donc pas nécessairement une moindre gravité.
Pour Sousse, cette dimension reste à documenter. Le nombre de morts et de blessés parmi les 216 accidents n’est pas disponible. Manquent également les axes les plus accidentogènes, l’évolution du trafic et une comparaison avec l’été 2025.
Ces données sont déterminantes : 216 accidents établissent la fréquence du phénomène, mais ne permettent pas encore de mesurer son évolution ni son coût humain.


