Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a appelé, mercredi, à accélérer l’accès aux mécanismes internationaux de financement climatique et à élaborer des projets concrets, réalisables et adaptés aux besoins effectifs des secteurs agricole, de l’eau et maritime.

Lors d’une séance de travail consacrée à l’examen des moyens de renforcement de l’accès de ces secteurs aux financements climatiques, le ministre a mis l’accent sur l’importance d’intensifier la coordination et la complémentarité entre les différents départements ministériels et structures concernées afin de développer des projets répondant aux priorités nationales.

Il a, également, appelé à consolider le rôle de la recherche scientifique dans l’élaboration des projets, à identifier les priorités et à valoriser les résultats de la recherche, en projets clairs, bancables et réalisables, indique le ministère de l’Agriculture.

Dans le même contexte, Ben Cheikh a incité l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) à renforcer son rôle d’accompagnement, d’orientation et d’encadrement au profit des différentes structures et des porteurs de projets, en les aidant à développer leurs projets, à améliorer leur niveau de préparation, et à accomplir les conditions et les critères requis pour accéder aux mécanismes internationaux de financement climatique, en coordination avec les bailleurs de fonds et les partenaires techniques et financiers.

Le ministre a insisté, par ailleurs, sur l’impératif d’intégrer et de développer des projets dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture parmi un portefeuille de projets climatiques prioritaires, compte tenu de la vulnérabilité des ressources maritimes et des écosystèmes face aux changements climatiques. Il a, en outre, plaidé pour le renforcement des systèmes de données, d’évaluation et d’analyse des pertes et préjudices.

Ces recommandations ont été formulées, lors d’une réunion consacrée à la présentation des mécanismes financiers fournis par le Fonds vert pour le climat et le Fonds de réponse aux pertes et préjudices, ainsi qu’à l’examen des moyens de mobilisation des ressources financières internationales, au profit des projets agricoles, notamment en matière d’adaptation aux changements climatiques, d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et de gestion des dégâts causés par les phénomènes climatiques.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le ministère pour renforcer le niveau de préparation des structures nationales pour bénéficier des mécanismes de financement climatique et préparer un portefeuille de projets prioritaires, faisables et bancables et qui répondent aux besoins nationaux et sectoriels, ainsi qu’aux critères des fonds internationaux.

Les discussions ont, également, abordé les principales répercussions des changements climatiques sur les secteurs agricole, de l’eau, maritime et forestier, marqués par la hausse des températures, la baisse des précipitations et la récurrence des vagues de sécheresse, de chaleur et d’inondations, engendrant des pressions accrues sur les ressources en eau, les terres arables, la production animale, les cultures stratégiques, les ressources maritimes et les écosystèmes.

Il a été convenu de poursuivre la coordination entre les services du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, le ministère de l’Environnement et les différentes parties prenantes nationales, et d’œuvrer à l’élaboration d’un portefeuille national de projets pour le financement climatique, à travers l’élaboration des mémorandums d’entente, la classification des idées de projets selon leur priorité, leur état de préparation et leur faisabilité financière.