Stellantis expérimente pendant un an à Bouskoura une station de recharge solaire autonome combinant photovoltaïque, stockage et batteries réemployées. Le pilote doit surtout montrer si ce modèle peut fonctionner durablement loin du réseau électrique.

Le Motor Village de Bouskoura, au Maroc, accueille une station de recharge conçue pour fonctionner sans raccordement au réseau. Développée dans le cadre du programme Star*Up de Stellantis avec l’entreprise marocaine Solar Power, elle associe une ombrière photovoltaïque, un système de stockage et quatre points de recharge en courant alternatif.

Selon Stellantis, l’installation peut recharger jusqu’à huit véhicules hybrides rechargeables, ou trois véhicules 100 % électriques, par jour. Deux prises domestiques de 230 volts complètent le dispositif pour les usages de micromobilité.

Le système de stockage utilise des batteries de micromobilité Stellantis réemployées. L’électricité solaire excédentaire peut ainsi être conservée pour être utilisée lorsque la production photovoltaïque diminue ou s’interrompt.

Une station de recharge solaire peut-elle fonctionner sans réseau électrique ?Oui. La station expérimentée par Stellantis à Bouskoura combine panneaux photovoltaïques, stockage sur batteries et quatre points de recharge AC sans raccordement au réseau. Elle peut, selon le constructeur, recharger quotidiennement jusqu’à huit hybrides rechargeables ou trois véhicules électriques.

Un test grandeur nature pendant un an

L’expérimentation doit durer un an. Son intérêt dépasse la seule démonstration technologique : elle doit permettre d’observer le fonctionnement de la station en conditions réelles et de recueillir les retours des utilisateurs.

Pour les zones éloignées ou mal desservies par le réseau, le modèle pourrait ouvrir une voie à la recharge décentralisée. Le partenaire Solar Power évoque d’ailleurs la possibilité d’utiliser les résultats du pilote pour guider d’éventuels déploiements futurs.

Mais plusieurs données déterminantes ne sont pas encore publiées. Le coût d’investissement de la station, le coût de l’énergie délivrée, la capacité totale du stockage ou encore le taux d’utilisation restent inconnus. Aucun objectif chiffré de rentabilité n’est communiqué.

Même prudence concernant les batteries réemployées : leur utilisation est confirmée, mais leur capacité résiduelle et leur durée de vie dans cette seconde utilisation ne sont pas précisées.

Bouskoura constitue donc d’abord un banc d’essai. La possibilité de transformer cette expérimentation en solution reproductible dépendra des données d’usage, de coût et de fiabilité qui émergeront du pilote.

Chiffres clés

  • 1 an : durée du pilote
  • 4 points de recharge AC
  • Jusqu’à 8 PHEV ou 3 BEV par jour
  • 2 prises de 230 V pour la micromobilité
  • Stockage intégrant des batteries réemployées