Le projet d’élaboration du Plan d’action national du froid (National Cooling Action Plan/NCAP) a été officiellement lancé, le 11 septembre 2026, à Tunis, à l’occasion de la première réunion de son comité de pilotage, a fait savoir, lundi, l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME).
Ce projet s’inscrivant dans le cadre de l’Engagement mondial pour le refroidissement “Global Cooling Pledge” bénéficie de l’appui financier et technique de la Banque africaine de développement (BAD) et du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).
La réunion du comité de pilotage du projet avait pour objectif de structurer un processus participatif pour unifier la vision des différents acteurs du secteur et établir les priorités nationales en matière de refroidissement.
Elle a également été l’occasion de présenter les composantes fondamentales du projet, ainsi que les étapes de sa mise en œuvre. Les participants ont également discuté des mécanismes de gouvernance et de la répartition des rôles.
Le Plan d’action national du froid vise à répondre à la demande de refroidissement en forte croissance, à son impact sur le réseau électrique, et aux objectifs nationaux en matière de climat et de sécurité énergétique. Le NCAP servira de feuille de route nationale intégrée pour optimiser l’efficacité énergétique des systèmes de refroidissement, limiter les émissions de gaz à effet de serre, accroître la résilience et la capacité d’adaptation aux impacts du changement climatique et promouvoir des solutions de refroidissement efficaces, abordables et durables dans tous les secteurs.
L’ANME a, à cette occasion, réaffirmé son engagement à poursuivre la concertation étroite avec ses partenaires nationaux et internationaux pour convertir les orientations du Plan en actions concrètes aux retombées économiques, énergétiques et environnementales mesurables
Lancée lors de la COP28, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de 2023, la Charte mondiale du refroidissement est le premier engagement collectif mondial visant à réduire de 68 % les émissions liées au refroidissement d’ici 2050, tout en élargissant rapidement l’accès à des solutions de refroidissement durables. Fondée sur les données scientifiques de l’Observatoire mondial du refroidissement, elle fédère les gouvernements et leurs partenaires autour d’actions nationales concrètes, allant des plans d’action pour le refroidissement et des bâtiments performants aux solutions passives et à la réduction progressive de l’utilisation des fluides frigorigènes.
À ce jour 75 nations dont la Tunisie se sont engagées dans cette initiative globale. Chaque pays a, entre autres engagements, le devoir pour 2026 de publier un plan d’action national pour atteindre ces objectifs.


