La Libye a enregistré 98,981 milliards de dinars de recettes publiques entre janvier et août 2026, contre 68,613 milliards de dépenses publiées. Derrière cet écart de plus de 30 milliards de dinars, la structure des comptes révèle surtout une dépendance extrême au pétrole et un faible niveau de dépenses de développement.
Les hydrocarbures constituent de très loin la principale source de financement public. Les ventes de pétrole ont rapporté 80,8 milliards de dinars, auxquels s’ajoutent 15,3 milliards de royalties pétrolières.
Au total, ces deux postes représentent 96,1 milliards de dinars, soit environ 97 % des recettes publiques recensées sur les huit premiers mois de l’année.
Cette concentration illustre la dépendance persistante des finances libyennes aux hydrocarbures. Les autres recettes restent marginales en comparaison.
Du côté des dépenses, les rémunérations absorbent l’essentiel des ressources. Elles atteignent déjà 46,9 milliards de dinars, soit plus de 68 % des dépenses publiées.
Ce chiffre reste toutefois provisoire : la Banque centrale précise qu’il n’intègre pas encore les salaires du mois d’août. Le poids final des rémunérations devrait donc être supérieur.
Le contraste est particulièrement marqué avec les dépenses de développement, limitées à 912,8 millions de dinars sur la période. Elles ne représentent qu’environ 1,3 % des dépenses totales publiées.
L’écart arithmétique entre recettes et dépenses atteint ainsi près de 30,37 milliards de dinars. Mais il serait prématuré d’y voir un excédent budgétaire définitif, compte tenu notamment du retard de comptabilisation de certaines dépenses.
La photographie publiée par la Banque centrale montre surtout une économie publique où les recettes pétrolières financent massivement les dépenses courantes, tandis que l’investissement de développement reste encore très limité.
CHIFFRES CLÉS
- 98,981 milliards LYD : recettes totales
- 96,1 milliards LYD : pétrole + royalties
- ≈ 97 % : part du pétrole dans les recettes
- 68,613 milliards LYD : dépenses publiées
- 46,9 milliards LYD : salaires, hors août
- 912,8 millions LYD : développement
- ≈ 1,3 % : part du développement dans les dépenses


