Le barrage réservoir de Saïda, à Oued Ellil, gouvernorat de la Manouba, devrait entrer en exploitation prochainement.
Les travaux, lancés en février 2019, ont atteint 91 % d’avancement, pour un coût de 214 millions de dinars.
Ces données ont été présentées par des représentants de la Direction générale des barrages et grands travaux hydrauliques lors d’une réunion de suivi tenue au gouvernorat de la Manouba cette semaine.
Deux obstacles freinent encore le chantier : la difficulté à s’approvisionner en 390 000 mètres cubes de matériaux concassés destinés au remblai des barrages principal et de col droit, et l’inachèvement du mur d’étanchéité de 370 mètres, en raison de la résiliation puis à la réattribution du contrat d’entreprise.
La réunion a identifié des solutions pour lever ces blocages et accélérer la mise en service de l’ouvrage, qui disposera d’une capacité de 45 millions de mètres cubes pour alimenter en eau potable et d’irrigation le Grand Tunis et le littoral, du Cap Bon à Sfax.
Le bureau d’études a présenté les procédures d’extraction par explosifs, dans le respect des normes de sécurité et des dispositions légales. Un approfondissement de l’étude et une inspection de terrain ont été décidés.
La régularisation foncière du périmètre du barrage est achevée, grâce à 7 millions de dinars alloués. Les composantes restantes, en l’occurrence, digue en terre, évacuateur de crues, tour de prise d’eau, tunnel de dérivation et canaux de remplissage, peuvent désormais être réalisées.
Financé par le Fonds arabe pour le développement économique et social et le budget de l’État, le barrage de Saïda est réalisé en parallèle avec le barrage-réservoir de Kalâa Kebira dans le gouvernorat de Sousse, moyennant un coût total de 600 millions de dinars pour les deux projets.


