
L’accord, dont les négociations formelles ont démarré en juin 2025, vise à sécuriser juridiquement les investissements réciproques et à consolider les relations économiques entre les deux pays, selon la même source. « Les deux parties continueront de mener les travaux nécessaires à la signature de cet accord et à son entrée en vigueur dans les meilleurs délais », précise la représentation diplomatique japonaise sur ses canaux officiels.
Cet événement intervient dans un contexte de dynamique renforcée entre Tunis et Tokyo, à l’occasion du 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. L’ambassade du Japon a réaffirmé sa volonté de renforcer les liens bilatéraux avec la Tunisie, « pays situé au carrefour du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Europe, qui joue un rôle important dans la stabilité et le développement régionaux ».
Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et l’ambassadeur du Japon à Tunis, Saito Jun, se sont rencontrés le 8 avril 2026 pour examiner les moyens de renforcer les investissements japonais directs en Tunisie, notamment dans les secteurs à forte valeur ajoutée. Les deux parties avaient souligné l’importance de finaliser les consultations relatives à cet accord bilatéral pour en faire « un puissant catalyseur pour l’investissement ».
Le Japon est un partenaire essentiel pour le financement des infrastructures tunisiennes via la JICA, avec un total de prêts cumulés dépassant 350 milliards de yens (environ 2,3 milliards de dollars) jusqu’en 2024. En 2024, les exportations tunisiennes vers le Japon (thon rouge, huile d’olive, textiles) ont atteint environ 18,6 milliards de yens (125 millions de dollars), pour des importations de 11,5 milliards de yens (77 millions de dollars), principalement des véhicules et équipements électriques.
Parmi les grands projets en cours figure la station de dessalement d’eau de mer de Sfax, tandis que le 17 mars 2026, l’ambassade du Japon a annoncé la sélection d’un projet photovoltaïque de 130 MW à Gabès, bénéficiant d’une subvention de 2 milliards de yens (environ 37 millions de dinars) dans le cadre du mécanisme d’échange de quotas de carbone (JCM). Ce quatrième projet du genre en Tunisie sera mené par le Japonais Marubeni en partenariat avec une société française.


