L’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC) a appelé, vendredi, à une réforme structurelle du système de distribution des produits agricoles étant donné son impact direct sur les prix et le pouvoir d’achat des citoyens.
Selon l’OTIC, la chaîne de distribution actuelle se caractérise par une multiplication des intermédiaires, un manque flagrant de transparence dans la fixation des prix et des coûts injustifiés entre les stades de la production et de la consommation.
Face à ce constat, l’Organisation a préconisé un projet de réforme reposant notamment sur l’instauration d’un système national unifié de facturation et de suivi numérique, qui serait obligatoire pour tous les intervenants de la chaîne sans exception. Ce projet doit également garantir la traçabilité totale des produits, de l’agriculteur, en passant par les marchés et jusqu’à la distribution finale, afin d’assurer la transparence sur les quantités et les transactions.
Réorganisation des rôles au sein de la chaîne de valeur
L’organisation a, en outre, appelé à une réorganisation des rôles au sein de la chaîne de valeur en y renforçant la position de l’agriculteur en tant qu’acteur central.
Parallèlement, les groupements de fruits et légumes seraient réorientés vers des fonctions purement logistiques et de services, telles que la collecte, le tri, le stockage et la distribution afin d’écarter toute pratique spéculative.
Affirmant sa pleine disposition à accompagner cette réforme, l’organisation a insisté sur l’importance d’adopter une approche progressive dans sa mise en œuvre. Laquelle approche doit être fondée sur des phases pilotes et une évaluation périodique des résultats, afin de garantir le succès de la restructuration sans nuire à la continuité de l’activité économique.


