
Cette loi rectificative, seul mécanisme permettant de modifier en cours d’année, les dispositions de la loi de finances initiale (LFI) concernant notamment le plafonds des dépenses du budget de l’Etat et les données générales de l’équilibre budgétaire, consacrerait une nouvelle orientation de la politique économique et budgétaire. Tout indique que l’heure sera à l’austérité et à une réduction drastique des dépenses et des subventions. Une chose est sûre cette nouvelle orientation se fera aux dépens de l’investissement public et des réformes de relance de l’économie.
Ainsi, le gouvernement qui a calculé son budget économique initial sur la base d’un prix annuel moyen du baril à 63 dollars sera obligé de réviser ce prix dans la mesure où le cours actuel du baril du pétrole est de l’ordre de 110 dollars, sachant que tout dollar de hausse supplémentaire va générer un coût budgétaire de 162 Millions de dinars par an. Certaines projections tablent sur l’augmentation du prix du baril à 150 et à 200 dollars. C’est pour dire que la situation va se compliquer et la Tunisie risque de payer fort le prix.
Pour anticiper sur ce scénario catastrophe certaines mesures doivent être prises. La Banque centrale de Tunisie (BCT), pour préserver les devises du pays, a pris les devants en refusant le financement en devises des importations de 110 produits jugés non prioritaires. Cette mesure serait insuffisante par rapport au manque à gagner que la Tunisie risque de subir par l’effet de cette guerre : environ 7 à 10 milliards de dinars non prévus.
ABS


