Le lancement officiel de la nouvelle phase du projet « Migration professionnelle sûre » (THAMM+ OFII), financé par l’Union européenne, est prévu le 8 avril 2026 à Tunis.

Ce projet, mis en œuvre par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) en partenariat avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, vise à renforcer la migration professionnelle légale et organisée entre la Tunisie et la France, afin de répondre aux aspirations des compétences tunisiennes et aux besoins du marché du travail dans un certain nombre de secteurs clés.

Les résultats de la première phase du projet (2022-2025) ont permis à plus de 500 bénéficiaires d’accéder à des opportunités d’emploi en France, notamment dans des secteurs en pénurie de main-d’œuvre tels que l’agriculture, les soins, l’industrie, le tourisme et la restauration, tout en favorisant l’employabilité d’environ 1 000 personnes grâce à des programmes de formation complémentaire.

Le projet a également contribué à renforcer les liens entre les employeurs français et les compétences tunisiennes, grâce à l’organisation de sessions de recrutement et de missions exploratoires, ainsi qu’à la sensibilisation d’un nombre important de jeunes et de professionnels aux possibilités de migration professionnelle légale et à l’importance du retour des compétences.

Le projet s’inscrit dans le cadre du « Partenariat pour les talents » entre la Tunisie et l’Union européenne, lancé en 2023, qui vise à mettre en place une approche intégrée favorisant la mobilité professionnelle légale et soutenant la coopération économique entre les deux parties.

La nouvelle phase (2026-2030) vise à valoriser les acquis antérieurs et à élargir le champ d’intervention, en mettant l’accent sur cinq secteurs prioritaires, à savoir l’agriculture, les soins, les transports, la logistique, l’industrie, le tourisme et la restauration.

Le projet s’appuie également sur le développement de mécanismes de prospective du marché du travail, parmi lesquels une cellule de veille créée en 2023 pour suivre les professions en pénurie de main-d’œuvre, ainsi que sur le soutien à la numérisation des services administratifs et l’amélioration de la coordination entre les différents acteurs.