La faculté de médecine de Sousse a annoncé que le projet “Biogène 4 Med”, sera lancé officiellement au cours d’une cérémonie qui sera organisée le 21 avril courant.

Ce projet qui a été financé par l’Union européenne avec une enveloppe d’environ 1 million d’euros, est le fruit d’une coopération tuniso-italienne visant à identifier les nouveaux biomarqueurs du cancer à même de contribuer à la prise en charge des patients et à promouvoir la “médecine de précision”.

Il a été retenu parmi les 30 projets sélectionnés pour être mis en œuvre dans le cadre du programme de coopération transfrontalière “Interreg NEXT”, financé par l’Union européenne.

La faculté de médecine de Sousse coordonnera ce projet, qui s’étend sur 30 mois, en partenariat avec l’hôpital universitaire Sahloul (CHU), l’Université de Palerme en Italie et la fondation “RIMED” à Palerme.

La coordinatrice du projet Nabiha Missaoui, maitre de conférence à la faculté de médecine de Sousse a souligné que ce projet est basé sur une approche de coopération transfrontalière visant à accélérer le rythme de l’innovation et à échanger les meilleures pratiques et technologies disponibles dans le secteur de la recherche médicale.

Elle a précisé que ce programme vise à établir un espace de coopération plus compétitif et intelligent, à renforcer les capacités de recherche et d’innovation et à intégrer les technologies modernes dans le domaine de la santé.

Elle a affirmé que plusieurs séminaires scientifiques seront organisés dans le cadre de ce projet, mise à part la publication des recherches dans les revues scientifiques internationales et le renforcement de l’infrastructure scientifique de la faculté de médecine de Sousse et du CHU de Sahloul, qui sera doté de nouveaux équipements pour la recherche.

Missaoui a indiqué que les thèmes de la recherche portent sur les types de cancer les plus répandus en Tunisie notamment, le cancer du sein chez les femmes, le cancer du poumon, le cancer colorectal, le cancer de la vessie et les tumeurs cérébrales.

Elle a relevé que les résultats du projet, qui seront basés sur quelques échantillons parmi les habitants du gouvernorat de Sousse, utiliseront les techniques de médecine de précision afin d’aboutir à des diagnostics précoces et précis et des traitements ciblés adaptés aux caractéristiques génétiques et biologiques de chaque patient.

La coordinatrice du projet a précisé que la médecine de précision repose sur une approche thérapeutique visant chaque patient selon ses caractéristiques génétiques, malgré son coût élevé, ce qui freine, actuellement, son expansion en Tunisie.

Missaoui a indiqué que le projet sera couronné par un ensemble de recommandations destinées aux structures de santé, en vue de soutenir le développement de la médecine de précision et favoriser son adoption en Tunisie.